Le PPE condamne la présence d'Anel au sein du gouvernement grec

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BRUXELLES, 3 février (Reuters) - Les conservateurs du Parlement européen réclament le vote d'un texte condamnant la présence de l'extrême droite, en l'occurrence le parti des Grecs indépendants (Anel), au sein du gouvernement de coalition en Grèce, comme avait été condamnée il y a quinze ans l'entrée au gouvernement autrichien du Parti de la liberté (FPÖ) de Jörg Haider. Manfred Weber, le président du PPE (Parti populaire européen), premier groupe représenté au Parlement, a dit mardi qu'il demanderait au centre gauche de soutenir une motion s'inspirant d'un texte voté en 2000. Ce dernier qualifiait Jörg Haider de "xénophobe et raciste" et demandait à l'UE de placer le gouvernement autrichien sous "surveillance" pour s'assurer qu'il respecte les droits de l'homme. Le nouveau Premier ministre grec, Alexis Tsipras, dont le parti de la gauche radicale Syriza a frôlé la majorité absolue aux législatives du 25 janvier, a conclu un accord de coalition avec Anel et confié à son chef, Panos Kammenos, le portefeuille de ministre de la Défense. Vendredi, Panos Kammenos a survolé en hélicoptère les îlots inhabités d'Imia/Kardak en mer Egée, que se disputent la Grèce et la Turquie et qui ont failli déclencher une guerre entre les deux pays en 1996. "C'est de la folie, et nous devons en discuter", a commenté Manfred Weber à propos de cet incident. Le président du PPE, qui appartient à l'Union chrétienne-sociale (CSU) allemande, a qualifié le nouvel exécutif grec de "gouvernement extrémiste". (Alastair McDonald; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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  • birmon le mardi 3 fév 2015 à 18:16

    Le Parlement Européen n'a pas à porter de jugement sur la composition du gouvernement grec. C'est une intrusion d'autant plus inacceptable qu'il ne s'est jamais insurgé contre la nomination de communistes ou de personnalités d'extrême gauche.