Le pouvoir libyen garde une emprise précaire sur l'Ouest du pays

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REPORTAGE - Dans la partie occidentale de la Libye, des villes se retrouvent coupées en deux après la contre-offensive du régime.

Sur l'avenue principale d'al-Ajaylat, petite bourgade du nord-ouest de la Libye, quasiment désertée par ses habitants, les traces de suie qui parcourent les murs de la grande bâtisse municipale en disent long sur le vent de révolte qui s'est tardivement emparé de la partie occidentale du pays. Mais ici, à l'inverse de l'Est contrôlé par l'opposition, les autorités sont parvenues à mater la rébellion et à consolider leur position. Du moins, pour l'instant.

«Allah, Mouammar et la Libye, c'est tout !», nargue une banderole fraîchement accrochée sur un poste de contrôle tenu par des soldats en uniformes vert olive. Menacé par la communauté internationale, défié à l'Est par ses opposants qui ont encore violemment combattu ses troupes ces jours derniers dans le port de Brega, le colonel Kadhafi s'agrippe à son pouvoir. Et il n'est pas prêt à rendre les armes.

De son bastion de Tripoli jusqu'à la frontière occidentale de Ras el-Jédir, aux portes de la Tunisie, o

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