Le pouvoir égyptien accuse les manifestants

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Le Conseil suprême des forces armées affirme avoir découvert un complot visant à «brûler l'Assemblée du peuple».

Un jeune homme gît sur le sol, sans vie. En voix-off, un médecin lit son nom, écrit sur un bout de papier que le manifestant avait sur lui. Depuis 24 heures, la vidéo d'Adel Momen Nassar tourne en boucle sur Internet. Ce «martyr» de la révolution a été tué, dans la nuit de dimanche à lundi, par un tir à balle réelle dans la poitrine, alors que les soldats chargeaient la place Tahrir. L'attaque a fait un autre mort, lui aussi, tombé sous les balles.

Malgré ces nouvelles victimes, le Conseil suprême des forces armées (CSFA), qui dirige le pays depuis la chute de Hosni Moubarak, maintient que ses troupes n'ont fait preuve d'aucune violence à l'encontre des manifestants et accable, au contraire, le mouvement de contestation. Lundi, lors d'une conférence de presse, le général Adel Emara, membre du CSFA, a évoqué l'existence de «forces», cherchant à semer la division entre l'armée et le peuple. Le gradé a ensuite projeté des vidéos, montrant des casseurs s'attaq

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