Le pouvoir contre l'esprit d'entreprise

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Des étudiants de l'université de Toulouse II-Le Mirail, lors d'une grève de 2009. Image d'illustration.
Des étudiants de l'université de Toulouse II-Le Mirail, lors d'une grève de 2009. Image d'illustration.

C'est devenu une spécialité gouvernementale : lancer un nouveau plan à grand renfort de communication, et puis tout gâcher. La mésaventure que vivent les « moineaux » en est la dernière illustration. Les « moineaux », ce sont les petits frères des « pigeons », ces chefs d'entreprises entrés en rébellion contre le pouvoir fin 2012. Étudiants entrepreneurs, ils ont été gratifiés en grande pompe d'un statut spécial en septembre 2014, lors de la mise en place du plan Pépite (Pôle étudiant pour l'innovation, le transfert et l'entrepreneuriat). L'administration française fait toujours preuve d'un talent fou pour trouver des acronymes ronflants. Elle se montre moins brillante pour la mise en ?uvre. Parallèlement à ce statut initié par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, les étudiants créateurs de start-up bénéficiaient d'allègements de charges dans le cadre d'un dispositif baptisé Accre et géré, lui, par le ministère de l'Économie. Lors du vote de la loi Macron, en août 2015, ce coup de pouce a été supprimé par un amendement. C'est le résultat d'un mélange navrant d'amateurisme, de pesanteur bureaucratique et de désinvolture.

Du mauvais Courteline !

Amateurisme parce que personne, à Bercy, n'a remarqué que cet amendement à la loi Macron allait pénaliser les étudiants entrepreneurs. Ce sont les intéressés eux-mêmes, les « moineaux », qui l'ont appris à l'entourage du...

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  • M8252219 le jeudi 26 nov 2015 à 08:44

    Incompétence crasse et administration kafkaïenne , Dès les premiers jours de gouvernance socialiste l'ignorance et le dogmatisme ont été démontrés.