Le pourboire, une espèce en voie de disparition

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Le pourboire, une espèce en voie de disparition
Le pourboire, une espèce en voie de disparition

Marine tire sa grosse valise devant l'Opéra Garnier. La jeune touriste venue de Fougère, en Ille-et-Vilaine, a profité de la vie parisienne une semaine : bars et restos à gogo, mais pas un centime de pourboire. « Je n'ai pas de gros moyens », se justifie l'étudiante en sciences politiques. Elle est pile dans la tendance : selon une étude commandée par le voyagiste TripAdvisor*, les Français sont de plus en plus nombreux à régler leur addition au centime d'euro près. Seize pour cent de nos compatriotes avouent ne rien déposer dans la coupelle des restaurants ou dans la poche des garçons de café -- contre 7 % l'an passé -- et plus d'un tiers constatent qu'en 2014 ils laissent moins que les années précédentes.

La faute à la crise ? Assurément, selon Artiné Mackertichian, de Trip-Advisor. « Peut-être aussi que les Français, qui voyagent de plus en plus, réalisent que dans certains pays le pourboire sert à payer le service, alors qu'en France serveurs, taxis ou coiffeurs ont un salaire », ajoute-t- elle. Autrefois, on s'appliquait à récompenser un service de qualité. Aujourd'hui, cette tradition tombe en désuétude. « La carte bleue s'est imposée et, du coup, on perd le réflexe du pourboire », avance encore Artiné Mackertichian.

Radins, les Français ?

Tous les métiers ne sont pas concernés de la même façon, tous les pays ne connaissent pas non plus la même évolution. En vacances, nos compatriotes sont parmi les plus radins... derrière les Italiens. Seuls 15 % des Français donnent systématiquement un pourboire, contre 60 % des Américains ou 49 % des Allemands, indique l'étude TripAdvisor. Michel Tschann, le président du syndicat hôtelier Unih de Côte d'Azur confirme : « Les Américains sont de loin les plus généreux. Les Russes, très nombreux sur la Riviera française, aussi. Mais eux, soit ils ne lâchent rien, soient ils laissent de très grosses sommes. Le tempérament slave, sans ...

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