Le pot de départ en retraite très médiatique de Marisol Touraine

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La ministre des Affaires sociales a convié mercredi à un cocktail déjeunatoire une vingtaine de jeunes retraités ayant bénéficié de la mesure des départs anticipés à la retraite du 2 juillet 2012.

Parfois, le hasard du calendrier fait bien les choses. La bataille entre le gouvernement et les députés «frondeurs» de la gauche du PS, à l'occasion de l'examen du budget rectificatif de la Sécu, tombe pile-poil le jour du deuxième anniversaire du très social «décret Hollande» sur les départs anticipés à la retraite du 2 juillet 2012. La ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, a donc saisi l'occasion pour rappeler qu'à peine arrivé au pouvoir, le président a permis aux Français ayant commencé à travailler à 18 ou 19 ans - contre 17 ans auparavant - et ayant cotisé tous leurs trimestres, de partir à la retraite dès 60 ans, contre 62 ans depuis la réforme Woerth de 2010.

Clin d'½il aux habituels pots de départ à la retraite entre collègues, la ministre a donc convié mercredi à un cocktail déjeunatoire une vingtaine de jeunes retraités ayant bénéficié de la mesure. Et les caméras. Martine, Alain, Sylvain ou Jean-Luc ont pu ainsi admirer la vue du septième étage du ministère sur la tour Eiffel, la Défense et le Sacré-C½ur. Et dans le rôle du chef qui salue par un discours son «employé-modèle-qui-va-beaucoup-manquer-à-l'entreprise», Marisol Touraine elle-même. «Vous avez mérité de partir à la retraite, a-t-elle lancé. Vous avez tous beaucoup travaillé, c'est justice qui vous a été rendue (par les socialistes, NDLR) de pouvoir partir maintenant.»

Parmi les invités, Sylviane se dit soulagée: «Je vais pouvoir m'occuper maintenant de mes deux parents handicapés qui habitent chez moi». Maria, elle, n'en est pas moins déçue par Hollande. «Il est arrivé trop tard au pouvoir et j'ai donc dû attendre 60 ans et 6 mois pour partir à la retraite!», lance-t-elle en plaisantant. D'après le gouvernement, 115.000 personnes ont pu partir précocement à la retraite grâce au fameux décret. Hélas, cette mesure a coûté bien plus cher que les petits-fours du pot de départ. Elle a été en partie financée par une hausse des cotisations vieillesse qui a rapporté 700 millions en 2013.

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