Le Post dénonce la condamnation de son correspondant en Iran

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WASHINGTON, 12 octobre (Reuters) - Le Washington Post a dénoncé lundi la condamnation "indigne" de son correspondant à Téhéran, le journaliste irano-américain Jason Rezaian arrêté pour espionnage en juillet 2014. La direction du quotidien américain, qui parle d'"injustice inacceptable", a demandé aux dirigeants iraniens d'annuler sa condamnation. Accusé d'avoir collecté des informations confidentielles et de les avoir transmises à des gouvernements ennemis, Rezaian a été jugé à huis clos. Dimanche, deux mois après la fin de son procès, les autorités iraniennes ont fait savoir qu'il avait été jugé coupable mais sa peine n'a pas été rendue publique. (voir ID:nL8N12B0KB ) "Le verdict de culpabilité annoncé par l'Iran dans le procès de Jason Rezaian, du Washington Post, constitue une injustice inacceptable", a déclaré le directeur du journal, Martin Baron. "L'issue indigne de ce 'processus judiciaire' place les plus hauts dirigeants iraniens dans l'obligation de rectifier cette grave erreur", a-t-il ajouté. Depuis le début de l'affaire, le Washington Post conteste les accusations d'espionnage portées contre son journaliste, arrêté le 22 juillet 2014 à son domicile en compagnie de son épouse, Yeganeh Salehi. Cette dernière a par la suite été remise en liberté. L'affaire Rezaian est une question sensible pour Washington comme pour Téhéran. Les Etats-Unis et l'Iran n'ont plus de liens diplomatiques depuis la crise des otages de 1979 mais l'accord sur le nucléaire iranien du 14 juillet dernier pourrait faciliter un dégel relatif dans leurs relations. (Bill Trott; Guy Kerivel et Henri-Pierre André pour le service français)

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