Le Portugal, tuteur du football chinois

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Le Portugal, tuteur du football chinois
Le Portugal, tuteur du football chinois

Le football demeure l'un des rares sports où la Chine se montre incapable de briller. Afin de progresser rapidement, les émissaires du foot chinois multiplient les partenariats avec certains pays européens, le Portugal en tête, lequel espère en contrepartie gagner du terrain sur le marché asiatique.

Début 2007. Benfica fait signer plus ou moins discrètement un jeune Chinois de 17 ans en provenance de Dailan. Il s'appelle Yu Dabao et serait doté d'un grand talent. Du moins, c'est ce que racontent les dirigeants benfiquistas - qui viennent alors de débourser 400 000 euros pour s'attacher les services du jeune inconnu - pour faire passer la pilule auprès des socios. Chez les juniors, Dabao s'amuse au cours d'un bizutage lors duquel il marque trois des huit buts de son équipe en ne jouant qu'une petite heure. La chance du débutant. Car à vrai dire, il s'avère que le bonhomme n'a aucun talent particulier. Rien qui justifie le prix de son transfert, ni son transfert tout court, dans le plus grand club portugais, et encore moins sa rapide promotion dans l'effectif principal aux côtés de Di María, Reyes, Maxi Pereira et compagnie. En fait, Yu Dabao est un jeune Chinois estampillé crack dans son pays natal. Et c'est ce qui compte alors aux yeux des Encarnados, chez qui la popularité et le nombre de socios à travers le monde sont une obsession depuis plusieurs décennies. "Le football est devenu un business et il est important que la marque Benfica se positionne sur le marché asiatique", expliquait à l'époque Antonio Carraça, alors directeur de la formation de l'écurie lisboète. Si l'on est loin des charters de Chinois qu'évoquera quelques années plus tard Paulo Futre, l'intégration de Yu Dabao à l'équipe A de Benfica, ainsi que ses quelques matchs disputés en Coupe de la Ligue provoquent l'effet escompté. Les médias nationaux vantent les mérites de leur pépite dans un club européen historique, tandis que o Estádio da Luz enregistre la venue de ses premiers supporters chinois. La hype dura aussi longtemps que le séjour de l'attaquant asiatique dans la capitale portugaise, c'est-à-dire deux ans. C'est peu, mais suffisant pour faire parler de soi en Orient.

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Huit ans après l'arrivée de Dabao à l'ouest de la péninsule, le président Luis Filipe Vieira vient de signer un accord avec une entreprise de la ville de Hangzou. Celui-ci prévoit l'envoi de sept techniciens benfiquistas en terres chinoises dont la mission sera de former des jeunes joueurs locaux et de professionnaliser les structures locales. La contrepartie est inconnue. Certains évoquent un cadeau à plusieurs zéros. Deux ans avant l'épisode Yu Dabao, le…


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