Le Portugal ne doit pas renoncer aux réformes, dit Passos Coelho

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LISBONNE, 9 novembre (Reuters) - Renoncer aux réformes et aux engagements européens seraient désastreux pour le Portugal, a averti lundi le Premier ministre Pedro Passos Coelho, dont le gouvernement risque fort d'être renversé cette semaine par une coalition de gauche. "Le choix qui s'offre à nous est clair, entre la voie des réformes progressive et sûre et celle, irréaliste, des programmes politiques au service d'objectifs immédiats", a-t-il déclaré au Parlement, dans le cadre de son discours de politique générale. "Je ne collaborerai pas et je m'opposerai à toute politique négative menant le Portugal à la ruine, qui fait des Portugais les instruments de jeux de pouvoir politiques." Le vote de confiance est prévu mardi ou mercredi et le chef du gouvernement, dont la coalition de centre droit est arrivée en tête des législatives du 4 octobre sans atteindre la majorité, a reconnu vendredi qu'il pourrait se retrouver dès cette semaine sur les bancs de l'opposition. Le Parti socialiste, le Bloc de gauche et le Parti communiste, qui, à eux trois, disposent de la majorité absolue, se sont entendus le même jour pour le faire tomber et constituer un gouvernement d'union de la gauche. Le PS se dit déterminé à respecter les règles budgétaires européennes, mais le PCP a par le passé rejeté les limites budgétaires imposées par Bruxelles et a plusieurs autres divergences idéologiques de taille avec les socialistes. Certains socialistes sont d'ailleurs plus favorables à une coalition centriste qu'à un accord avec la gauche radicale. (Andrei Khalip, Jean-Philippe Lefief pour le service français)

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