Le Portugal juge qu'Athènes doit respecter ses engagements

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LISBONNE, 6 février (Reuters) - Comme le Portugal, la Grèce doit respecter ses engagements financiers, a estimé vendredi le ministre portugais de l'Economie Antonio Pires de Lima qui rejette toute hypothèse de renégociation de la dette d'Athènes. Au bord de la faillite en 2011, en pleine crise de la dette dans la zone euro, Lisbonne a opté pour trois années d'austérité en échange d'une aide de 78 milliards d'euros. Lors d'un sommet Reuters sur la zone euro, Antonio Pires de Lima a déclaré que son gouvernement de centre droit n'avait "pas choisi la route la plus facile" pour retrouver croissance et crédibilité auprès des marchés, et qu'il préconisait "la même attitude concernant la situation dans d'autres pays". "Le Portugal a fait tout ce qu'il fallait pour dissiper l'atmosphère de suspicion qui entourait le pays, en levant toutes les ombres, tous les nuages, tous les doutes", a-t-il dit. Le Portugal est sorti en mai dernier de ce programme de renflouement qui a donné lieu à des coupes sévères dans les dépenses publiques et à une vague de privatisations. L'économie portugaise a renoué avec la croissance en 2014, pour la première fois depuis le début de la crise en 2010, une reprise qui devrait se renforcer cette année grâce à la baisse des cours du pétrole et au programme de rachat de dettes de la BCE. Le nouveau gouvernement grec, dirigé par le parti de la gauche radicale Syriza, refuse de prolonger le programme d'aide accepté par le gouvernement précédent et ne veut plus coopérer avec la "troïka" des créanciers (Banque centrale et Commission européennes, Fonds monétaire international). Antonio Pires de Lima ne s'inquiète pas d'un risque de contagion des problèmes financiers d'Athènes au reste de la zone euro, comme il y a quatre ans. "Le projet de la monnaie unique n'est pas en danger", a-t-il estimé. "Au final, c'est à la Grèce de choisir sa propre destinée." (Axel Bugge, Sergio Goncalves; Jean-Stéphane Brosse pour le service français, édité par Tangi Salaün)

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  • azqsdwxc le vendredi 6 fév 2015 à 14:14

    Le Portugal est devenu un paradis fiscal pour retraités. Ces parasites n'ont de leçons à donner à personne. Nous sommes entourés de parasites qui vont nous terrasser. Réagissons !