Le Portugal contre un scénario à la grecque

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Le recul du PIB s'est aggravé au troisième trimestre, dû à une baisse des exportations et à une demande interne toujours très faible. Le gouvernement pourrait négocier avec la troïka des ajustements pour relancer la croissance.

Éviter coûte que ­coûte un scénario catastrophe à la grecque. Telle est la priorité du Portugal, placé comme la Grèce et l'Irlande sous tutelle internatio­nale. Les chiffres du troisième trimestre, publiés lundi, confirment un net ralentissement de la croissance: le PIB a chuté de 0,4% après une diminution de 0,1% au trimestre précédent. La baisse atteint 1,7% en glissement annuel, en raison d'un essoufflement des exportations et d'un recul plus marqué de la demande interne.

Lisbonne cultive sa différence avec Athènes en jouant les bons élèves. «Nous tiendrons nos engagements», ne cesse de répéter le chef du gouvernement, Pedro Passos Coelho, qui a fait voter vendredi au Parlement un budget d'austérité qui mêle hausse d'impôts et baisse des salaires et des dépenses et va bien au-delà des exigences du FMI et de l'Union européenne. L'objectif étant de ramener le déficit cette année à 5,9% du PIB et à 4,5% en 2012. Le premier ministre insiste aussi sur

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