Le porte-monnaie Moneo se referme

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Le porte-monnaie Moneo se referme
Le porte-monnaie Moneo se referme

Quinze ans après son lancement en grande pompe, le porte-monnaie électronique Moneo ferme. Définitivement. Dans quelques semaines, il ne sera plus possible de régler son pain ou son journal grâce à ce système de paiement intégré dans une carte bancaire, qui était censé remplacer les espèces. Preuve qu'il n'a jamais rencontré son public, sa fermeture ne touchera que quelques milliers d'utilisateurs en France, essentiellement des clients de HSBC ou de certaines caisses régionales du Crédit agricole. Tous viennent d'être prévenus.

Le service n'a jamais décollé

Côté HSBC, il ne sera plus possible de recharger les cartes à partir du 10 juin, la banque invitant les détenteurs à se faire rembourser leur solde aux bornes ou au guichet des agences dans les semaines à venir. Après avoir expliqué son échec par de « nouvelles contraintes réglementaires », Moneo reconnaît aujourd'hui que « compte tenu de la faiblesse du marché », poursuivre l'expérience n'était pas rentable. Chez les petits commerçants équipés d'un terminal bancaire Moneo, boulangers et marchands de journaux en tête, ce système de paiement ne représentait que quelques centaines de transactions par mois. « D'une part, les utilisateurs devaient charger leur carte, ce qui est moins pratique que le paiement sans contact, et d'autre part, les commerçants devaient acquitter une commission supplémentaire. Au final, ce portefeuille va rejoindre, avec le Minitel, le cimetière des grandes inventions françaises », ironise Maxime Chipoy, de l'UFC-Que choisir. Depuis deux ans déjà, il n'était plus possible de payer les parcmètres parisiens avec Moneo.

Un échec cuisant, donc, pour Moneo, après la perte du marché de sa carte étudiant qui, sur le même principe du portefeuille électronique, permettait à quelque 1,5 million de jeunes de l'utiliser au restaurant universitaire, pour régler des photocopies ou des consommations à la machine à café... Le ...

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  • M3596022 le dimanche 19 avr 2015 à 23:07

    merci cmoineau, ...on ne nous dit pas tout ... effectivement il est possible de lire les données à distance sur les cartes activées; en particulier nom, prénom, numéro complet (sans les 3 chiffres) nombre d'essais pin valides AID et pour certaines les dernières transaction (pas activé sur Boursorama Premier récente) . Avec un S4 le logiciel est en téléchargement gratuit et libre par exemple paycardreader nfc (android)

  • M7693081 le dimanche 19 avr 2015 à 21:58

    ..... c'était encore une invention d'inspiration Ecolo-Socs où à term on n'a plus besoin d'argent, tout est gratuit, on nous enferme dans des HLM à peine chauffé, on nous emmène en bus le dimanche pour aller voir les loups manger les petits moutons dans la campagne, pour les vacances de même 2semaines en Centres Sociaux payés par les allocs Familiales... ; le Rêve Kolkozien revisité par la Gôche Ecologico Cavardio Bolchéviste....qui elle par contre part aux Maldives en 1ère classe.

  • frk987 le dimanche 19 avr 2015 à 17:16

    Incroyable qu'il eut un seul et unique client pour souscrire à cette idée totalement délirante.

  • idem12 le dimanche 19 avr 2015 à 16:51

    normal il fallait payer pour payer, concept intéressant mais les gens ont encore quelques neurones...

  • M6998582 le dimanche 19 avr 2015 à 16:47

    Normal : AUCUN avantage pour l'utilisateur Seul intérêt pour les banques qui espèraient récupérer les milliards d'espèces qui trainaient dans les poches des particuliers !!

  • quoa le dimanche 19 avr 2015 à 16:41

    en france on a invente les "startdown"

  • dupon666 le dimanche 19 avr 2015 à 16:38

    une bonne nouvelle..