** LE POINT SUR LES MARCHÉS à la mi-séance en Europe **

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    * Les valeurs à suivre à la Bourse de Paris  WATCH/LFR  
    * Les valeurs à suivre à Wall Street :  ID:nL6N0UK38P  
 
    PARIS, 6 janvier (Reuters) - Les Bourses européennes peinent à suivre un cap 
clair mardi à mi-séance dans un contexte d'incertitude entre chute persistante 
des cours du pétrole et réveil des craintes sur la zone euro en raison de la 
Grèce. 
    Au lendemain d'une baisse marquée et généralisée, les principaux indices 
européens ont ouvert en hausse avant de rapidement rechuter pour finalement se 
reprendre en milieu de journée, hormis le FTSE londonien pénalisé par le 
ralentissement de la croissance des services en Grande-Bretagne. 
    Vers 11h35 GMT, le CAC 40 parisien  .FCHI  gagne 0,17% (7,02 points) à 
4.118,38 points. À Francfort, le Dax  .GDAXI  prend 0,42% mais à Londres, le 
FTSE  .FTSE  cède 0,63%. L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300  .FTEU3  est en 
baisse de 0,07% alors que l'EuroStoxx 50 de la zone euro  .STOXX50E  est en 
hausse de 0,4%.  
    Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street 
en ordre dispersé. 
    Les cours du pétrole poursuivent leur dégringolade entamée en juin et sont 
descendus à des plus bas de cinq ans et demi. 
    Le baril de Brent  LCOc1  est tombé jusqu'à 51,23 dollars, un niveau qu'il 
n'avait plus touché depuis mai 2009, et perdait encore 2% à 52,05 dollars vers 
11h35 GMT. 
    Premier producteur de l'Opep, l'Arabie saoudite a alimenté les craintes sur 
une offre excédentaire face à une demande atone en réduisant ses tarifs mensuels 
pour ses clients européens. 
    Cette tendance est accentuée par la vigueur du dollar, qui renchérit le prix 
acquitté par les clients détenteurs d'autres devises. 
    L'euro, qui a touché lundi un plus bas de près de neuf ans face au billet 
vert, évolue aux alentours de 1,19 dollar. 
    La monnaie européenne est affaiblie par la perspective de nouvelles mesures 
non conventionnelles de la part de la Banque centrale européenne (BCE) pour 
tenter de soutenir l'activité et éviter une déflation dans la zone euro. 
L'indice PMI composite de l'institut Markit a montré dans la matinée que la 
croissance du secteur privé dans la zone euro avait été en décembre plus faible 
qu'estimé initialement malgré de nouvelles baisses de prix. 
    La conviction des investisseurs selon laquelle la BCE finira par annoncer 
des rachats de dettes souveraines, peut-être dès sa prochaine réunion le 22 
janvier, réduit en revanche le coût de l'emprunt des pays de la zone euro. Les 
rendements des obligations à 10 ans de la France, des Pays-Bas, de la Belgique, 
de l'Autriche et de la Finlande sont tombés à des niveaux historiquement bas. 
    C'est aussi le cas du Bund allemand, dont le rendement à 10 ans est tombé à 
0,471%, d'autant qu'il profite aussi de son statut de valeur refuge face à 
l'incertitude politique en Grèce. 
    Hostile aux politiques d'austérité ayant accompagné le sauvetage financier 
de la Grèce, le parti de la gauche radicale Syriza est en tête des intentions de 
vote pour les élections législatives du 25 janvier. Cette perspective ranime 
chez nombre d'investisseurs le souvenir de la crise des dettes dans la zone 
euro. 
    Autre valeur refuge, l'or  XAU=  progresse à 1.211,20 dollars l'once après 
avoir atteint un pic à 1.214,40 dollars, un plus haut depuis le 16 décembre et 
le déclenchement de la nouvelle crise politique en Grèce. 
     
    * Tableau des principaux marchés mondiaux :  ID:nL6N0UL17S  
 
 (Bertrand Boucey pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten) 
  
  

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