** LE POINT SUR LES MARCHÉS à la mi-séance en Europe **

le
0
    * Les valeurs à suivre à la Bourse de Paris  WATCH/LFR  
    * Les valeurs à suivre à Wall Street :  ID:nL6N0UD167  
 
    PARIS, 29 décembre (Reuters) - Les Bourses européennes baissent pour la 
plupart à mi-séance lundi dans la crainte d'un regain d'agitation politique en 
Grèce après le résultat non concluant du scrutin présidentiel au Parlement, qui 
contraint le Premier ministre Antonis Samaras à convoquer des élections à haut 
risque. 
    Le repli des futures à Wall Street, laissant présager une ouverture en 
baisse, pèse aussi sur la tendance dans des volumes étroits de fin d'année. 
    La Bourse d'Athènes  .AEG  a perdu jusqu'à 11%, répliquant sa baisse de 
12,8% du 9 décembre quand étaient apparues les craintes d'élections anticipées. 
L'indice composite  .AEG  de la place grecque perd encore 7% vers 11h50 GMT, 
portant son recul à 33% depuis le début de l'année et revenant ainsi à ses 
niveaux de 2012. 
    Dans son sillage Milan  .FTMIB  trébuche de 2,34% et Madrid  .IBEX  de 
1,73%.     
    À Paris, le CAC 40  .FCHI  perd 14,24 points ou 0,33% à ce stade, à 4.281,61 
points, alors qu'il avait débuté la séance en hausse après la trêve de Noël. Le 
Dax  .GDAXI  cède 0,63% à Francfort mais le FTSE  .FTSE  conserve un gain de 
0,16% à Londres, soutenu par les minières qui elles-mêmes profitent du rebond 
des cours des matières premières. 
    L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300  .FTEU3  reflue de 0,30% et 
l'EuroStoxx 50 de la zone euro  .STOXX50E  cède 0,81%.  
    Au troisième et dernier tour de scrutin organisé au Parlement grec, l'ancien 
commissaire européen Stavros Dimas a recueilli 168 voix, comme au deuxième tour 
mardi dernier, alors qu'il lui en fallait 180 pour devenir chef de l'Etat. 
    Dans la foulée, Antonis Samaras a convoqué pour le 25 janvier des élections 
législatives anticipées qui s'annoncent délicates pour le pouvoir en place. Un 
sondage publié samedi plaçait en tête le parti anti-austérité Syriza, qui veut 
renégocier les conditions du plan d'aide de l'Union européenne et du Fonds 
monétaire international.  ID:nL6N0UD097  
    Les marchés redoutent une telle éventualité qui pourrait faire dérailler les 
réformes en Grèce et relancer la contestation dans d'autres pays périphériques 
comme l'Espagne ou l'Italie.  
    "2015 risque de voir reprendre le débat sur l'austérité, avec la même ligne 
de fracture nord-sud", commente Alastair McCaig, analyste chez IG Market à 
Londres. "Cela risque de relancer les craintes sur l'avenir de la zone euro et 
de remettre en cause le calendrier d'un possible assouplissement quantitatif de 
la Banque centrale européenne".  
    Trois grandes banques grecques, la Banque du Pirée  BOPr.AT , la Banque 
nationale de Grèce  NBGr.AT  et Alpha Bank  ACBr.AT , signent les plus fortes 
baisses des valeurs européennes avec des reculs compris entre 14 et 10%, devant 
des banques italiennes et espagnoles. 
    Le rendement sur les obligations grecques à 10 ans  GR10YT=WEB  a dans le 
même temps bondi de plus de 50 points de base, franchissant la barre des 9% et 
entraînant les rendements espagnols et italiens. Le Bund de même échéance, 
considéré comme une valeur refuge, a vu à l'inverse son rendement toucher un 
nouveau plus bas record de 0,564%. 
    L'euro, en hausse de 0,11% à 1,2188 dollar, non loin de ses plus bas de 28 
mois touchés la semaine dernière, n'a en revanche pas réagi. 
    A Wall Street, les futures laissent anticiper une ouverture en baisse 
d'environ 0,2% pour le Dow Jones  .DJI  et le Standard & Poor's 500  .SPX  après 
leurs records de vendredi. 
    La séance américaine s'annonce calme en l'absence d'indicateurs économiques, 
comme en Europe. Les publications d'indicateurs reprendront mardi avec les prix 
dans l'immobilier et l'indice de confiance du consommateur établi par le 
Conference Board. 
    Les cours du pétrole, de leur côté, repartent à la hausse après deux séances 
de baisse et le Brent de mer du Nord  LCOc1 , en hausse de 1,2%, a repassé le 
cap des 60 dollars le baril. Les affrontements entre factions rivales en Libye 
ont causé un incendie à l'un des principaux terminaux pétroliers du pays qui a 
entraîné la perte de 800.000 barils de brut, l'équivalent de plus de deux jours 
de la production nationale, relançant ainsi les inquiétudes sur l'offre 
libyenne. 
    Les volumes modiques amplifient toutefois les fluctuations et le Brent reste 
en baisse de quelque 50% par rapport à ses pics du mois de juin. 
    * Tableau des principaux marchés mondiaux :  ID:nL6N0UD1CS  
    * Evolution des Bourses européennes en 2014 : http://link.reuters.com/pap87v 
 
 (Véronique Tison pour le service français) 
  
  

Valeurs associées
  Libellé Bourse Dernier Var. Vol.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant