** LE POINT SUR LES MARCHÉS à la clôture en Europe **

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    PARIS, 4 novembre (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé mardi 
nettement dans le rouge, la révision à la baisse des perspectives de croissance 
livrées par la Commission européenne ayant éloigné les investisseurs des 
actions. 
    Une forte baisse des cours du brut a plus particulièrement pesé sur les 
valeurs énergétiques. 
    Les traders ont également évoqué des sources proches de la Banque centrale 
européenne selon lesquelles des membres de la BCE envisagent d'interpeller 
mercredi le président de l'institut d'émission, Mario Draghi, sur son style de 
management et sa communication. 
    Les banquiers centraux, qui devraient demander à Mario Draghi d'agir de 
manière plus collégiale, lui reprochent en particulier d'avoir fixé un objectif 
pour le bilan de la BCE tout de suite après une réunion ayant explicitement 
indiqué qu'il ne fallait pas rendre de chiffres publics, selon ces sources. 
    Wall Street est également en territoire négatif à la mi-séance, entraînée 
elle aussi par les valeurs énergétiques. Des statistiques sans grand relief 
contribuent également à persuader les investisseurs américain de marquer une 
pause après le "rally" de la semaine passée. 
     Pour ce qui concerne l'Europe, l'économie de la zone euro restera à la 
peine une année de plus, estime l'exécutif européen, lequel a abaissé ses 
prévisions de croissance et d'inflation 2014 et 2015 pour la région, le report 
de la reprise résultant principalement de la dégradation de la situation de la 
France et de l'Italie.  ID:nL6N0SU2KN      
    À Paris, le CAC 40  .FCHI  a perdu 1,52% (63,84 points) à 4.130,19 points. 
Le Footsie britannique  .FTSE  a reculé de 0,52% et le Dax allemand  .GDAXI  
0,92%. Les indices européens EuroStoxx 50  .STOXX50E  et FTSEurofirst 300 
 .FTEU3  ont abandonné respectivement 1,56% et 1%. 
   "Une nouvelle année de croissance en dessous de la moyenne l'an prochain, 
voilà qui ne va pas plaire aux marchés parce que les investisseurs parient sur 
un redressement des résultats des entreprises et ça risque de tomber à l'eau 
dans un tel contexte", explique Gerhard Schwarz (Baader Bank). 
    De fait, les résultats de sociétés ont été un élément de soutien du marché 
ces derniers temps. A mi-chemin de la "saison" des résultats en Europe, 65% des 
sociétés ont atteint ou battu le consensus, la proportion étant de 57% lorsqu'on 
parle du chiffre d'affaires, selon des données de Thomson Reuters StarMine. 
    En termes absolus, les bénéfices sont en hausse de 12,2% et les C.A. en 
baisse de 0,7%, soulignant le fait que la progression des profits en Europe 
tient surtout à des réductions de coûts et à une abaissement des coûts de 
financement.  
    "Des perspectives de croissance amoindries sont un élément négatif pour le 
marché mais elles augmentent vraiment la probabilité d'un nouvel assouplissement 
monétaire dans la zone euro", tempère Robert Parkets (HSBC).  
    L'indice Stoxx 600 des valeurs pétrolières et gazières  .SXEP  a perdu 
3,85%, la plus forte perte sectorielle de la journée. Dans ce compartiment, 
Total  TOTF.PA , en cédant 3,75%, a été la plus forte perte de l'indice 
Eurostoxx 50. Son homologue italien Eni  ENI.MI  a lâché 3,53%, quatrième plus 
forte perte de l'indice.  
    Autre valeur nettement dans le rouge au sein de l'Eurostoxx, la banque 
espagnole Santander  SAN.MC  (-3,4%), qui a pourtant fait état mardi d'un 
bénéfice trimestriel supérieur aux attentes et qui compte réduire ses coûts plus 
énergiquement pour améliorer encore ses marges.  ID:nL6N0SU1YW  
    Le Brent a reculé en séance de plus de 3% pour toucher 82,08 dollars le 
baril, au plus bas depuis octobre 2010, quant au WTI texan, il a inscrit 75,84 
dollars le baril, au plus bas depuis octobre 2011. L'Arabie saoudite a augmenté 
ses prix de vente officiels vers l'Asie et l'Europe lundi mais les a abaissés 
vers les Etats-Unis, un marché à l'exportation plus petit pour elle. 
 ID:nL6N0SU4VB  
    Cette annonce a également pesé sur les devises les plus exposées au marché 
pétrolier. Le dollar US a inscrit un pic de plus de cinq ans face à son 
homologue canadien, tandis que la couronne norvégienne a touché contre l'euro 
son niveau le plus bas depuis la fin 2009. 
    "Ce sont des nouvelles mitigées mais le fait que l'élément positif n'ait eu 
aucun impact montre que le sentiment du marché est très négatif à l'heure 
actuelle", dit Eugen Weinberg (Commerzbank).  
    L'accumulation de l'offre aux USA, du fait de l'exploitation intensive des 
schistes, a poussé plus d'une dizaine de producteurs pétroliers à créer un 
nouveau groupe de pression baptisé Producers for American Crude Oil Exports 
(PACE) dont le but avoué est d'obtenir la suppression de l'interdiction 
d'exporter du brut en vigueur depuis 40 ans.  
         
    * Tableau des principaux marchés mondiaux :  ID:nL6N0SU50S  
     
 
 (Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Patrick Vignal) 
  
  

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