"Le Point" et la drôle de plainte de M. Copé

le
0
Jean-François Copé, président de l'UMP.
Jean-François Copé, président de l'UMP.

Ainsi, Jean-François Copé a porté plainte contre Le Point. C'est ce qu'il dit et ce que répètent à l'envi ses avocats. C'est bien possible et même probable. Pourtant, Le Point n'en sait rien : notre journal est donc la cible publique d'une plainte dont il ignore tout, y compris son existence même, ne parlons pas des motifs qui la justifient et des griefs précis qui nous sont faits. Une situation ubuesque qui s'explique parfaitement. M. Copé a choisi de déposer plainte auprès du doyen des juges d'instruction. Une procédure qui a pour lui l'avantage d'être longue. Compter un an à un an et demi. Le juge d'instruction saisi de l'affaire n'aura rien à instruire, seulement à vérifier la qualité du directeur de publication et des auteurs de l'article (rude tâche !) et à les renvoyer devant le tribunal. Autre avantage : cette procédure nous laisse totalement aveugle puisque sa seule existence relève du secret de l'instruction. Nous n'en serons informés que dans plusieurs mois, lorsque journalistes et directeur de publication seront convoqués par le juge d'instruction. D'ici là, nous ne pouvons nous défendre de rien, faute de connaître les motifs de la plainte, nous ne pouvons produire aucune pièce. Or, une autre procédure était possible qui aurait dû enchanter tout amoureux de la transparence : la citation directe. Nous aurions eu dix jours pour produire nos preuves tandis que M. Copé aurait eu tout le loisir de nous confondre. Le...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant