Le poids de l'étiquette

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Le poids de l'étiquette
Le poids de l'étiquette

C'est le mal d'une génération : un autocollant au front, une comparaison et une communication dopée aux grands mots. Ousmane Dembélé n'échappe pas à la règle et est déjà comparé à Cristiano Ronaldo. Rien que ça. Comme si les leçons du passé n'avaient pas été apprises.

Il ne suffit que d'un dribble, d'un geste, d'un sourire. Ce n'est encore qu'un gamin mais peu importe. Il n'a encore que dix-huit ans mais on s'en fiche. Autour de lui, tout le monde a les yeux qui brillent. On ne se retient plus. Derrière ses fines lunettes, Landry Chauvin n'hésite pas à comparer son nouveau gamin à "Sylvain Wiltord, Jimmy Briand, Moussa Sow, Yoann Gourcuff". Il lâche même le voir "très rapidement meilleur buteur du championnat de France". Il a pour le moment marqué douze buts en une vingtaine de rencontres. C'est la nouvelle gueule à la mode, le néo " futur grand ", celui pour qui on se bat en coulisses - Rennes a refusé la semaine dernière une première offre du Borussia Dortmund et Claudio Ranieri l'a déjà appelé. Ousmane Dembélé n'est pourtant qu'un gosse. C'est aussi devenu en quelques mois un nouvel exemple, un danseur courtisé sur son potentiel. Mikaël Silvestre, lui, craque et voit sa pépite jouer demain "dans un grand club, disputer la C1, une finale, la remporter, jouer en équipe de France " et la compare même à "Wayne Rooney ou Cristiano Ronaldo en terme de talent brut". Le Stade rennais aime faire dans le gros. Rien que cette saison, le club breton a compté dans son effectif "le nouveau James Rodríguez", "le successeur de Zidane " et un attaquant sud-africain qui avait du "Tévez et du Romário" en lui (et que l'on a vu que dix minutes depuis son arrivée en Bretagne, contre Lyon, le 13 mars dernier). De la communication à l'excès, quelques paillettes et au final, des déçus, ce qui ne change pas vraiment au fil des années.

Zidane m'a tuer


Il faut s'y faire, Ousmane Dembélé ne sera plus en France dans quelques mois. C'est l'objectif des dirigeants bretons et rien n'est fait pour avancer dans une direction contraire. "Il n'y a pas de secret. La stratégie rennaise est de valoriser son joueur, ce qu'on faisait hier avec la génération 87. Cet communication à outrance est montée pour donner plus de valeurs à un joueur et pour récupérer le plus d'argent avec lui. C'est la loi du marché.", détaille le conseiller en image et communication, François Thibault. Ah la génération 87. Il faut se repasser les bandes pour tirer les responsabilités. Interrogé par J+1 fin avril, Jérémy Ménez a nagé…


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