Le plus vieux massacre de l'humanité mis au jour au Kenya

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DÉCOUVERTE AU KENYA DE TRACES D'UN MASSACRE REMONTANT À L'ÂGE DE PIERRE
DÉCOUVERTE AU KENYA DE TRACES D'UN MASSACRE REMONTANT À L'ÂGE DE PIERRE

WASHINGTON (Reuters) - Des archéologues ont annoncé mercredi la découverte au Kenya des traces du plus vieux massacre de l'histoire de l'humanité, remontant à l'âge de pierre.

Les restes de 27 chasseurs-cueilleurs tués il y a environ 10.000 ans par un groupe d'assaillants à coups de flèches, de pierres et de bâtons ont été mis au jour sur le site de Nataruk, à une trentaine de km à l'ouest du lac Turkana, dans le nord du Kenya.

Les scientifiques ont découvert une lame acérée en obsidienne, une pierre volcanique, fichée dans le crâne d'un homme. Sur un autre squelette, ils ont trouvé les marques de deux coups mortels portés à la tête, sans doute par un gourdin, le crâne étant brisé. Une femme apparemment sur le point d'accoucher a été retrouvée avec les pieds et mains liés.

Les autres squelettes ont des traces de blessures par projectile au cou, des crânes, des mains, des genoux ou des côtes brisés.

Pour Marta Mirazón Lahr, paléontologue à l'université de Cambridge, ce groupe de chasseurs-cueilleurs a été massacré de façon préméditée par un groupe de voleurs venu peut-être d'une autre région.

"C'est une attaque brutale, physique, létale avec l'intention de tuer les individus qui pouvaient organiser une défense ou une contre-attaque, ou qui leur étaient peut-être inutiles", dit-elle.

L'intérêt de cette découverte est que de nombreux chercheurs pensent que les premiers combats entre humains n'ont commencé que bien longtemps après les nomades de Nataruk, lorsque les hommes ont commencé à se sédentariser et à posséder des biens.

Ces fossiles, souligne encore Marta Mirazón Lahr, "soulèvent la question de savoir si la guerre fait partie de l'expérience humaine depuis bien plus longtemps qu'on ne l'avait pensé".

Une attaque planifiée laisserait entendre que les ressources que possédait le groupe de Nataruk, peut-être de l'eau, de la viande ou du poisson séché, des noix, voire des femmes et des enfants, étaient jugées précieuses.

Les restes découverts sont ceux de vingt et un adultes et six enfants, la plupart de moins de six ans. Il n'y a pas d'adolescents. "Ont-ils réussi à s'échapper, ou ont-ils été enlevés ? on ne saura jamais."

L'étude est parue dans le journal Nature.

(Will Dunham; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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  • sibile il y a 11 mois

    il suffit devoir les groupes de singes s'attaquer entre eux

  • M8252219 il y a 11 mois

    L'humanité évolue bien peu. Mais en comparaison à l'éternité nous faisons du sur-place

  • alainb57 il y a 11 mois

    L'EI déjà ?