Le plan Shinzo Abe élude les réformes difficiles au Japon

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LE PLAN ÉCONOMIQUE DU PREMIER MINISTRE JAPONAIS LAISSE SANS RÉPONSE DES QUESTIONS DIFFICILES
LE PLAN ÉCONOMIQUE DU PREMIER MINISTRE JAPONAIS LAISSE SANS RÉPONSE DES QUESTIONS DIFFICILES

TOKYO (Reuters) - Le plan du gouvernement japonais pour soutenir la croissance, qui correspond à la "troisième flèche" du programme de relance de l'économie du Premier ministre Shinzo Abe, laisse sans réponse certaines des questions les plus pressantes pour assurer la sortie d'une quinzaine d'années de déflation.

Le document provisoire de 60 pages, qui n'a pas été rendu public mais dont Reuters a pris connaissance lundi, prévoit pêle-mêle l'adoption d'un nouveau code de gouvernance des entreprises, la promotion des nouvelles technologies et le développement des partenariats public-privé.

Il ne détaille pas en revanche les projets pour réduire l'impôt sur les sociétés ou réformer le système des retraites, deux des mesures les plus importantes attendues par les investisseurs.

Il est aussi muet sur la réforme de la propriété agraire ou sur celle des modalités de licenciement, deux questions très controversées qui sont présentées comme en suspens dans un document qui n'est pas encore finalisé.

Le document ne précise pas non plus si le gouvernement Abe envisage de légaliser les casinos au Japon, une mesure dont ses partisans considèrent qu'elle favoriserait le développement du tourisme et permettrait de renflouer les caisses de l'Etat.

Ce projet de plan pour la croissance, auquel les différents ministères ont contribué, doit compléter les deux autres piliers de la nouvelle politique économique lancée par Shinzo Abe, à savoir une injection massive de liquidités par la banque centrale et des mesures de soutien budgétaires à l'activité.

Son annonce doit permettre de conforter la confiance des investisseurs dans l'"Abenomics", qui s'est étiolée comme l'illustre le recul de 8% de l'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo depuis le début de l'année.

Le document intitulé "Plan pour la renaissance industrielle du Japon" promet une économie japonaise innovante, plus transparente, plus ouverte aux femmes et plus accueillante pour les investisseurs étrangers avec un objectif de doublement des investissements directs étrangers à l'horizon 2020 à 345 milliards de dollars.

Mais il s'en tient à des engagements généraux sans détailler les financements correspondants ni les changements législatifs qu'ils impliquent.

Le document liste un ensemble d'"indicateurs-clés de performance" pour mesurer son efficacité afin d'améliorer la croissance potentielle mais pour la plupart d'entre eux l'horizon est fixé à 2020, bien après les prochaines élections législatives, prévues pour décembre 2016.

(Takaya Yamaguchi, Wilfrid Exbrayat et Marc Joanny pour le service français)

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  • fred1903 le lundi 2 juin 2014 à 20:21

    Olivier Delamarche le Japon c'est terminé.

  • loto77 le lundi 2 juin 2014 à 19:52

    Le Japon est un pays qui présente un intérêt colossal . Etant le plus endetté , il sera en faillite avant les autres et déposera le bilan en août prochain quand il sera évident que les Abenomics sont en fait des catastrophomics .Les autres endettés ( il y en a beaucoup .. ) suivront.

  • r.espic le lundi 2 juin 2014 à 19:46

    Le Japon est un pays sans intérêt. Il est en faillite et déposera très bientôt le bilan.