Le plan du G20 peut générer plus de 2 points de croissance-OCDE

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BRISBANE, Australie, 14 novembre (Reuters) - Le plan élaboré par les pays du G20 pour soutenir l'activité économique mondiale pourrait dépasser son objectif initial d'une augmentation de deux points de la croissance globale d'ici 2018, a estimé vendredi l'OCDE, tout en soulignant la montée des risques liés à l'Ukraine et à l'épidémie de fièvre Ebola. Angel Gurria, le secrétaire général de l'Organisation pour la coopération et le développement économiques, a déclaré que ce plan de plus de 1.000 mesures annoncé en février pourrait être plus efficace encore qu'attendu, à condition d'être intégralement mis en oeuvre. "Oui, si vous prenez tous les engagements et que vous supposez qu'ils seront appliqués de manière impeccable, alors (...) cela pourrait nous mener au-delà des 2%", a-t-il dit à Reuters à Brisbane, en Australie, à la veille du sommet du G20. En septembre, Joe Hockey, le ministre du Trésor australien, avait estimé l'impact de ce plan à 1,8 point de croissance mondiale. L'OCDE et le Fonds monétaire international (FMI) sont chargés d'évaluer et de surveiller les stratégies nationales de croissance qui seront présentées dimanche à l'issue de la réunion des chefs d'Etat et de gouvernement de Brisbane. "Nous avons épuisé les marges de manoeuvre de la politique monétaire, nous avons épuisé les marges de manoeuvre de la politique budgétaire. Restent les réformes structurelles, et il s'agit d'un plan de réformes structurelles aussi important que possible", a dit Angel Gurria. L'absence de réforme est aujourd'hui le risque le plus important pesant sur l'économie mondiale, a-t-il ajouté, tout en évoquant d'autres menaces potentielles. "Il y a aujourd'hui certaines menaces géopolitiques, les problèmes en Russie et en Ukraine, le Proche-Orient et maintenant Ebola qui menace (...), cela s'ajoute à une situation déjà assez incertaine." Outre le soutien à la croissance, l'OCDE et le G20 devraient insister samedi et dimanche sur la nécessité d'intensifier la lutte contre l'évasion fiscale, l'un des objectifs affichés du sommet de Brisbane. Angel Gurria a insisté vendredi sur la nécessité de progresser notamment sur le dossier de la fiscalité des grandes entreprises internationales. "Que se passe-t-il pour les multinationales? Elles ne paient pas d'impôt parce qu'elles utilisent les structures juridiques que nous avons créées depuis 80 ans pour éviter la double imposition et nous avons créé une double non-imposition parfaite. Il faut inverser cela", a-t-il expliqué. (Lincoln Feast, Marc Angrand pour le service français)

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  • M7361806 le vendredi 14 nov 2014 à 08:55

    HOLLANDE / la parole de cet économiste est attendue dans le monde entier !