Le plan de jeu des Bleus à l'épreuve du feu

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Le plan de jeu des Bleus à l'épreuve du feu
Le plan de jeu des Bleus à l'épreuve du feu

Critiqué pour la pauvreté de son jeu, mais redoutablement efficace depuis le début de la Coupe du monde, le XV de France affronte enfin un adversaire de premier plan dimanche (17h45). Contre l'Irlande, le plan de jeu de Philippe Saint-André, basé sur la puissance, va enfin passer au révélateur.

L’heure est à la vérité. Dimanche, les Bleus et leur sélectionneur vont passer au révélateur. Le révélateur irlandais. Depuis son arrivée à la tête du XV de France il y a quatre ans, Philippe Saint-André prône un rugby basé sur la puissance. Un rugby incarné par Mathieu Bastareaud au centre, et par le profil de neuvième avant de Sébastien Tillous-Borde à la mêlée. Mais en quatre ans, jamais ce plan de jeu n’a convaincu, ni fonctionné. Sauf peut-être depuis quelques semaines, les Français venant d’enchaîner cinq succès de rang, une première sous l’ère PSA. Car la préparation physique de trois mois a permis à ce schéma puissance et physique de s’affiner. Avec brio.

Delaigue : « Ils sont un peu moins puissants que nous »

Face à l’Irlande, les Bleus passeront un vrai test car c’est sur ce domaine que risque de se jouer la partie. « Il y a de quoi craindre l’Irlande puisque ça fait quatre ans qu’on ne les a pas battus, analyse Yann Delaigue. Ça ne veut pas dire qu’on est moins bons qu’eux ! De toute façon en rugby, c’est important de craindre l’adversaire. Je serais Irlandais, j’essayerais d’envoyer un peu plus de jeu parce qu’ils sont un peu moins puissants que nous. » Un avis partagé par l’ancien demi de mêlée international, Jean-Baptiste Elissalde. « La France a les moyens de remettre en question la belle organisation de l’Irlande, ne serait-ce que sur le triptyque conquête-discipline-défense, où on est plutôt bons. Et ce sont les bases du rugby. » Un triptyque que les amateurs de rugby offensif n’apprécient pas. Dimanche, ils feront peut-être une exception. « Sur ce match contre l’Irlande, tout le monde se fout de la manière, on va se concentrer sur le résultat », abonde en ce sens l’ancien ouvreur Franck Mesnel.

Elissalde : « Un jeu parfois exceptionnel »

Double tenant du titre du Tournoi des VI Nations, le XV du Trèfle a de quoi faire peur... En plus, la France n’a plus battu l’Irlande depuis un test-match à Dublin (22-26). Pourtant avant cette longue série sous l’ère PSA, les coéquipiers de Frédéric Michalak n’avaient connu qu’un revers en douze confrontations, entre 2003 et 2011. L’arrivée de Joe Schmidt à la tête de la sélection irlandaise y est pour beaucoup. « Sur les quatre dernières années, ils sont devant nous. Ils ont beaucoup plus de cordes à leur arc, un jeu plutôt léché, parfois même exceptionnel », note Elissalde. « L’Irlande c’est une pression défensive colossale, toujours avec les mêmes impact players, pas démentiels, explique Mesnel. Ce ne sont pas des gens qui font très peur mais ils sont fatigants sur la longueur. » En somme, enfin un adversaire de renom pour le XV de France après l’Italie, la Roumanie et le Canada. Une occasion en or de confirmer les progrès de l’été. Ou au contraire de replonger dans le doute avant d’affronter les All Blacks. C’est-à-dire au pire des moments..

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