Le plafonnement des indemnités prud'homales ulcère les frondeurs du PS

le , mis à jour à 00:23
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Le plafonnement des indemnités prud'homales ulcère les frondeurs du PS
Le plafonnement des indemnités prud'homales ulcère les frondeurs du PS

Avis de grand vent. Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du PS qui veut être «le garant de l’unité de tous», va avoir du pain sur la planche. Loin de son discours du congrès de Poitiers -consensuel au point d'en oublier de citer Macron-, Manuel Valls vient de lancer un joli pavé dans la mare.

Juste avant de se rendre à la réunion hebdomadaire des députés socialistes, et alors que le retour de la loi Macron à l'Assemblée échauffait déjà les esprits, le Premier ministre a lancé ce mardi un «Small business act» en faveur de l'emploi dans les petites et moyennes entreprises (PME). Et parmi les mesures annoncées, il en est une qui a tout pour mettre le feu au PS : le plafonnement des indemnités prud'homales accordées aux salariés licenciés sans cause réelle et sérieuse. En clair, les victimes d'un licenciement abusif.

«Une brûlure ineffaçable jusqu’en 2017»

Dans les colonnes du «Figaro» ce mardi, le chef de file des frondeurs avait prévenu : «Cette mesure serait, pour la gauche au pouvoir, une faute grave et même une brûlure ineffaçable jusqu’en 2017.» On ne peut plus clair... «Il y a de bonnes mesures dans ce plan, mais pourquoi le gâcher avec des mesures qui donnent le sentiment que le gouvernement de gauche a complètement perdu ses repères», lâche-t-il après les annonces de Valls. 

«C'est politiquement et moralement indéfendable pour un socialiste», tranche pour sa part le député PS frondeur, Pascal Cherki. «A peine l'encre du congrès est-elle séchée, qu'on recommence à faire des concessions» face aux entreprises, déplore une autre figure de la fronde, Laurent Baumel. Selon lui, alors qu'il est «incapable de faire une loi pour plafonner les rémunérations des grands patrons, le gouvernement s'apprête à plafonner les indemnités des chômeurs». Plus virulent, Patrice Prat, député socialiste du Gard proche d'Arnaud Montebourg, juge qu'«on marche sur la tête». Quant à la ...

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