Le PKK dit avoir tué 15 soldats turcs dans le Sud-Est

le , mis à jour à 22:08
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(Actualisé avec communiqué du PKK) DIYARBAKIR, Turquie, 6 septembre (Reuters) - Les séparatistes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) ont affirmé dimanche avoir tué quinze soldats turcs dans une attaque contre un convoi militaire dans le sud-est de la Turquie. L'embuscade s'est produite dans la province de Hakkari, à la frontière avec l'Iran et l'Irak. Elle a été confirmée par le président turc Recep Tayyip Erdogan. En revanche, le bilan n'a pu être vérifié de source indépendante. S'il se confirme, il s'agira de l'attaque la plus meurtrière commise par le PKK contre les forces de sécurité turques depuis la fin en juillet du cessez-le-feu proclamé en 2012 par les séparatistes. De sources gouvernementales, on faisait état plus tôt dans la journée de la mort de deux policiers turcs dans des affrontements avec les séparatistes du PKK dimanche matin à Diyarbakir, dans le sud-est de la Turquie. Une roquette a été tirée sur les policiers qui étaient en train de combler une tranchée creusée par les séparatistes dans le quartier de Sur. L'armée a ensuite lancé une offensive avec un appui aérien et le gouverneur local a décrété un couvre-feu. Selon le gouvernement turc, plus de 70 membres des forces de l'ordre et plusieurs centaines de séparatistes kurdes ont été tués depuis la fin du cessez-le-feu. Une journaliste indépendante néerlandaise, Frederike Geerdink, correspondante à Diyarbakir et spécialiste de la question kurde, a par ailleurs été arrêtée dimanche, rapporte l'agence néerlandaise ANP. Elle avait déjà été interpellée en janvier pour "propagande terroriste", puis jugée et acquittée en avril. (voir ID:nL5N0XA2K4 ) Sur Twitter, elle a annoncé qu'elle avait été placée en détention dans la ville de Yuksekova, qui se trouve dans la province de Hakkari. La journaliste se trouvait avec un groupe de manifestants kurdes lorsqu'elle a été arrêtée. Un responsable turc a affirmé qu'elle avait été interpellée "dans son propre intérêt", pour des raisons de sécurité, en raison des combats qui se déroulent dans la région. Deux reporters du groupe Vice News ont également été arrêtés la semaine dernière. Ils ont été remis en liberté jeudi. (Seyhmus Cakan avec Ece Toksabay à Ankara; Jean-Philippe Lefief, Guy Kerivel et Henri-Pierre André pour le service français)

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