Le piratage de VTech souligne la fragilité des petites sociétés

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    par Clare Baldwin et Donny Kwok 
    HONG KONG, 30 novembre (Reuters) - Le fabricant asiatique de 
jouets VTech Holdings  0303.HK  a subi un vol de données qui met 
en lumière le problème de plus en plus aigu de la sécurité des 
systèmes informatiques des entreprises de petite taille 
n'appartenant pas au secteur financier mais qui doivent gérer 
des données personnelles des utilisateurs. 
    VTech, basé à Hong Kong, a annoncé vendredi soir avoir été 
victime d'une cyberattaque ayant compromis sa base de données 
qui comprend notamment des informations sur les clients 
téléchargeant des jeux, des livres et d'autres contenus 
éducatifs. Quelque cinq millions de comptes et de profils 
d'enfants à travers le monde sont concernés.  
    La base de données volée comprend les noms, les adresses 
e-mails, les mots de passe, les adresses postales, les questions 
ou réponses secrètes pour réinitialiser son mot de passe, 
l'historique des téléchargements, les noms des enfants, leur 
sexe et leur date de naissance. 
    La société hong-kongaise, qui vend notamment des tablettes, 
des jouets électroniques et des appareils pour surveiller les 
bébés, a dit que les informations sur les cartes de crédit, les 
cartes d'identité, le numéro de Sécurité sociale ou le permis de 
conduire n'avaient pas été dérobées.  
    VTech dit avoir envoyé un courriel à ses clients et avoir 
pris des mesures pour d'une telle attaque ne se reproduise pas 
mais sans en préciser lesquelles.      
    Pour les experts, de telles attaques risquent de se 
multiplier avec l'augmentation du nombre d'appareils connectés à 
internet et la collecte croissante de données par les 
entreprises.  
    "Les petites entreprises pourraient être moins souvent 
visées mais les conséquences sont tout aussi graves", prévient 
Bryce Boland, en charge des technologies à la firme de sécurité 
informatique FireEye. "Comme les grands groupes mettent en 
oeuvre des mesures de sécurité renforcées, les petites 
entreprises deviennent des cibles relativement faciles pour la 
cybercriminalité". 
    La capitalisation boursière de VTech se monte à 21,9 
milliards de dollars de Hong Kong, soit 2,64 milliards d'euros. 
En comparaison, Apple  AAPL.O , la première capitalisation 
mondiale, pèse 657 milliards de dollars (621 milliards d'euros) 
en Bourse. 
    Selon Larry Salibra, fondateur et directeur général de 
Pay4Bugs, une plate-forme qui permet de tester d'éventuels 
bogues informatiques, l'attaque de VTech a montré que des 
mesures élémentaires n'avaient même pas été prises pour éviter 
une cyberattaque. 
    Selon lui, les renseignements comme les mots de passe et les 
réponses secrètes qui auraient dû être masqués et rendus 
irrécupérables en cas de piratage n'étaient pas convenablement 
protégés, alors que cela ne nécessite pas beaucoup d'argent. 
    "(..) Les fabricants de matériel ne mesurent pas vraiment la 
valeur des compétences logicielles. Je peux le comprendre parce 
qu'ils ne voient pas d'impact positif immédiat sur leurs 
résultats", déplore-t-il. 
 
 (Claude Chendjou pour le service français, édité par Véronique 
Tison) 
 

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