Le piratage de Sony dû à des partisans de Pyongyang -KCNA

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(Avec dépêche KCNA) SEOUL/LOS ANGELES, 7 décembre (Reuters) - Le piratage informatique dont les studios Sony Pictures Entertainment (SPE) ont été victimes fin novembre est peut-être l'oeuvre de partisans de la Corée du Nord, a déclaré dimanche l'agence officielle nord-coréenne tout en rejetant l'implication directe du régime communiste de Pyongyang. Dans une dépêche, l'agence KCNA écrit que la Corée du Nord a "fait appel au monde entier" pour la défendre contre le film "The Interview" produit par Sony, dans lequel les acteurs Seth Rogen et James Franco incarnent des journalistes recrutés par la CIA afin d'assassiner le dirigeant Kim Jong Un. Ce film, dont la sortie est prévue fin décembre, suscite l'indignation depuis des mois à Pyongyang, où on le qualifie d'"acte de guerre". "Le piratage de Sony Pictures pourrait être l'action vertueuse de partisans et de sympathisants de la RPDC (République populaire démocratique de Corée) en réponse à cet appel", dit KCNA. L'agence accuse la Corée du Sud de répandre la "fausse rumeur selon laquelle le Nord serait impliqué dans ce piratage informatique" et avertit les Etats-Unis que Pyongyang compte "un grand nombre de partisans à travers le monde". KCNA ajoute que les "Gardians of Peace", un groupe jusqu'ici inconnu qui a revendiqué la cyberattaque, figure parmi eux. Selon des experts mandatés par le studio hollywoodien, l'opération, sans précédent et préparée avec soin, a été commise par un "groupe organisé". Ce message de Kevin Mandia, directeur de la société de sécurité informatique FireEye, a été adressé à Michael Lynton, son homologue du studio hollywoodien. Il ne dit rien de l'étendue des dégâts ni de l'identité des hackers responsables de l'intrusion du 24 novembre. Michael Lynton a fait suivre le courriel de Kevin Mandia au personnel de l'entreprise. "Par sa portée, cette attaque diffère de toutes celles auxquelles nous avons eu affaire, dans la mesure où l'objectif était à la fois de détruire des biens et de rendre publiques des informations confidentielles", peut-on y lire. "Ce qu'il faut retenir, c'est qu'il s'agit d'un crime sans précédent et bien préparé, commis par un groupe organisé, auquel ni SPE ni aucune autre entreprise ne pouvait s'attendre", ajoute Kevin Mandia. Les pirates ont paralysé les systèmes informatiques de la filiale de Sony 6758.T , dérobé de nombreuses données personnelles et diffusé illégalement cinq films du studio. (Kahyun Yang, Lisa Richwine et Jim Finkle; Jean-Philippe Lefief et Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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