Le piquant des Paprikás, club " frenchie" en Hongrie

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Né dans la foulée des deux coups de casque rageurs de Zizou contre le Brésil au stade de France, le Paprikás Torna Klub arbore un liseré tricolore façon écharpe de Monsieur le maire en Budapest International Football League. Derrière l'acronyme pervers de la BIFL, un championnat amateur sans allers-retours entre divisions aux charnières constamment pénétrées où le PTK porte haut son pavillon.

" Putain les mecs, ils font l'amour à nos latéraux, là ! " Simon rumine dans sa zone technique et entame sa quatrième saison à Budapest. Option web-marketing/foot après une aventure chez un comparateur de vols et de billets d'avion. Aujourd'hui, c'est lui le Klopp de service. Il remplace Arnaud, l'entraîneur habituel, absent. La trêve hivernale approche et les onze étudiants norvégiens composant l'équipe des Vikings surclassent les Paprikás. Un, puis 2-0. Les Français crachent leurs poumons face aux Scandinaves triples champions en titre, des apprentis toubibs maestri de la rugosité borderline.

" Tu t'amuses sans pression "


Malgré une meilleure seconde période et quelques situations chaudes, les Paprikás s'inclinent, dépités. Deux erreurs défensives, un rouge assez sévère et une défaite aussi énervante qu'au round précédent. Score final, 3-2 en leur défaveur face aux Celtic Whites, alors qu'ils avaient pris le large à la pause. Le sommet de la BIFL s'éloigne. Les Paprikás ont quitté le podium et se morfondent au cinquième rang. La claque s'éponge avec une Borsodi (la Kro magyare, ndlr) et on se dit à mercredi pour l'entraînement. Entre vingt-cinq et trente gars assistent aux séances hebdomadaires côté Buda après le boulot ou la fin des cours.


S'il revendique son aspect club du dimanche, le PTK fonctionne selon un système de licences reprenant celui d'une formation hexagonale lambda labellisée FFF. Quinze mille forints la demi-saison (50 euros) + 500 forints (1,6 euro) par choc et par personne, histoire de financer l'organisation des rencontres. Les Paprikás remplissent également leurs propres caisses en montant des soirées (arrosées) avec PAF dans des bars de la capitale magyare et attirent régulièrement des nouvelles recrues, les pintes aidant. La troupe compte une quarantaine de membres. Les mariages

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