Le pétrole soutient le rebond des indices européens

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(AOF) - Les marchés européens ont rebondi en ce début de semaine, soutenus par l’accélération de la hausse des cours du pétrole. Le CAC 40 a gagné 1,06% à 4 497,26 points et l’Eurostoxx 50 s’est adjugé 1,17% à 3 035,76 points. A Wall Street, les mêmes causes produisent les mêmes effets : le Dow Jones s’apprécie de 0,7% vers 17h30.

Il a fallu attendre le début d'après-midi pour voir la tendance haussière s'affirmer sur les marchés européens. En effet, l'annonce d'une nette amélioration du sentiment des investisseurs sur les perspectives de la zone euro – l'indice Sentix a bondi de 2,9 points à 8,5 points en octobre – n'a pas vraiment suscité de réaction des investisseurs. S'ils se sont montrés satisfaits de la victoire attribuée à Clinton dans le débat contre Trump aux Etats-Unis, ils n'ont pas non plus trouvé dans cette actualité matière à se ruer sur les actifs risqués.

Le catalyseur qui a vraiment déclenché les achats est plutôt à chercher sur le marché pétrolier. En effet, la bonne volonté manifestée par la Russie – par la voix de Vladimir Poutine lors d'un congrès en Turquie – de geler voire réduire sa production de pétrole, a soutenu les cours de l'or noir. Vers 17h30, le baril de WTI cotait 51,34 dollars, en hausse de 3,07% et celui de brent valait 53,33 dollars, en croissance de 2,72%, au plus haut depuis août 2015. Ces déclarations du président russe interviennent quelques jours après la signature, par les pays membres de l'Opep, d'un accord prévoyant la réduction de leur production quotidienne de 33,47 millions de barils (en août) à une fourchette 32,5-33 millions.

Logiquement, les valeurs pétrolières ont profité de cette évolution favorable des cours du brut : Vallourec a terminé en tête du SBF 120 avec une hausse de 6,65%, Technip a gagné 2,4% et Total 1,97%.

D'autres valeurs ont bénéficié d'actualités spécifiques favorables. C'est le cas de Thales qui, fort du relèvement de notation de S&P, a gagné 2,09%. De son côté, Vivendi a été soutenu par le renforcement de Bolloré à son capital.

En revanche, Ingenico (-1,68%) a signé une des plus fortes baisses du SBF 120 après la dégradation de recommandation de Barclays.

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