Le pétrole s'invite à Wall Street

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LES PRIX DU PÉTROLE DANS LE VISEUR DE WALL STREET
LES PRIX DU PÉTROLE DANS LE VISEUR DE WALL STREET

NEW YORK (Reuters) - Les prix du pétrole, au plus haut depuis neuf mois, occuperont les esprits des investisseurs américains cette semaine à Wall Street.

Le baril de Brent flirte avec les 115 dollars sur fond de combats en Irak, où les insurgés sunnites ne cessent de progresser.

Les marchés d'actions ont jusqu'ici peu réagi au conflit en Irak et aux risques d'approvisionnement en provenance du deuxième producteur de l'Opep.

La situation pourrait changer.

Longtemps différée, la hausse des prix du pétrole est désormais bien réelle et elle intéresse les Bourses en raison de ses conséquences sur l'inflation et donc, indirectement, sur les politiques monétaires, aussi bien en Europe qu'aux Etats-Unis.

La baisse des prix de l'énergie a en effet contribué à faire descendre l'inflation à des niveaux très bas dans la zone euro.

Si la tendance à la hausse se confirmait, la donne actuelle en matière de politique monétaire, avec une réduction graduelle par la Réserve fédérale de sa stratégie d'assouplissement et un renforcement prudent par la Banque centrale européenne de son arsenal de stimulation, pourrait s'en trouver modifiée.

La politique monétaire sera au centre d'un Conseil européen, jeudi et vendredi à Bruxelles.

RÉSULTATS POUR NIKE ET MONSANTO

Une hausse de l'inflation serait plutôt une bonne nouvelle pour les économies de la zone euro mais pas pour les Etats-Unis, où les prix à la consommation ont augmenté de 2% sur un an.

Les investisseurs américains guetteront par ailleurs plusieurs indicateurs, notamment la vente des biens immobiliers neufs, mardi, qui pourrait confirmer la reprise du secteur, et le chiffre définitif de la croissance au premier trimestre, le lendemain.

Cette dernière donnée devrait confirmer une contraction au premier trimestre qui s'explique largement par un hiver particulièrement rigoureux et ne devrait pas remettre en question l'optimisme des marchés sur les perspectives à moyen terme pour la première économie du monde.

Les marchés réagiront aussi certainement au choix d'Alstom en faveur de l'offre du géant américain General Electric et à l'annonce, jeudi après la clôture, des résultats au quatrième trimestre de Nike.

Le premier équipementier sportif mondial a prévenu avoir souffert d'effets de change sur les marchés émergents et d'un tassement de ses ventes en Chine.

Monsanto, leader mondial des semences, publiera également dans la semaine ses résultats trimestriels, mercredi après la fermeture.

General Motors pourrait souffrir d'un nouvel épisode du feuilleton lié à son rappel de millions de véhicules en raison d'un problème de démarreur.

Un ancien responsable de la qualité avait alerté dès 2002 la direction du constructeur sur des problèmes de sécurité, montrent des documents consultés par Reuters.

(Ayesha Sruti Ahmed à Bangalore, avec Robin Emott à Bruxelles; Patrick Vignal)

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