Le pétrole poursuit sa chute rapide

le , mis à jour à 17:51
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Les prix du pétrole s'approchent de leurs plus bas niveaux depuis mars 2009.
Les prix du pétrole s'approchent de leurs plus bas niveaux depuis mars 2009.

Alors que les marchés européens et américains digèrent très mal la dévaluation surprise de la monnaie chinoise, l’or noir continue de chuter. L’offre de pétrole repart nettement à la hausse, alors que les perspectives de la demande, notamment chinoise, laissent des doutes.

La nervosité des investisseurs a été patente mardi sur les grandes places mondiales. L’annonce de la dévaluation de 2% de la devise chinoise lundi soir a eu un effet boule de neige au cours de la séance de mardi, pénalisant nettement les places européennes (-1,86% pour le CAC40) et américaines (-1,26% pour le Dow Jones vers 17h30), ainsi que les prix du pétrole.

Le WTI américain s’échangeait à 43,12 dollars le baril à 17h30 (-3,73%), quasiment à son plus bas annuel situé à 42,5 dollars le baril. Ce plus bas annuel correspond aussi au plus bas depuis mars 2009, époque alors marquée par le creux de la crise financière déclenchée en 2008.

Le Brent européen s’échangeait quant à lui à 48,85 dollars le baril à la même heure (-2,71%), un prix correspondant également à peu de choses près aux plus bas annuels.

L’offre de pétrole continue d’augmenter

« Les positions shorts [spéculation à la baisse], en particulier sur le WTI, sont au plus haut depuis 2010 », relève Edmond de Rothschild Asset Management dans une note hebdomadaire.

La même source précise que « les craintes portent toujours sur l’excès d’offre, accentuée par la publication de la production de l’OPEP qui atteint son plus haut niveau historique récent à 32.01 mb/j [millions de barils par jour] en juillet. L’Iran espère accroitre sa production à 500 kb/j aussitôt les sanctions levées et augmenter graduellement le rythme à 1 mb/j en quelques mois, selon le ministre du pétrole ».

Par ailleurs, la production américaine est toujours dopée par l’exploitation de pétrole de schiste. La semaine dernière, « la production américaine est repartie en hausse de +52 kb/j (alors qu’elle avait baissé de -145 kb/j la semaine dernière) pour atteindre 9.465 mb/j (…). Le nombre de foreuses en activité aux Etats-Unis continue de croitre (+5 cette semaine) », explique EdRAM.

À ceci s’ajoute surtout le fait que la dévaluation monétaire chinoise semble avoir été perçue par les investisseurs comme un nouveau signal négatif vis-à-vis des récentes difficultés de l’économie chinoise. L’ensemble a participé mardi à cette rechute des prix du pétrole, alors que la Chine reste un pilier de la demande mondiale d’or noir.

Lire aussi : La Chine dévalue sa monnaie, pénalisant les valeurs de l'automobile et du luxe en Europe

X. Bargue (redaction@boursorama.fr)

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  • alain..c le mardi 11 aout 2015 à 18:54

    Le peak oil existe mais le génie humain trouve toujours d"autres ressources

  • spcmg71 le mardi 11 aout 2015 à 18:46

    le peak oil est une invention d'intellos qui n'ont jamais, de leur vie, vu un puits de pétrole, et encore moins travaillé dans ce secteur d'activité.

  • M7346902 le mardi 11 aout 2015 à 18:06

    mdr il est où le peak oïl ? et la fin de l oïl ? celle qu on prévoyait dans 30 ans en 1970 ?, puis en 1990 ?