Le pessimisme est de retour chez les investisseurs

le
0
(NEWSManagers.com) -

Retournement de situation en juillet. Selon la dernière enquête BofA Merrill Lynch réalisée entre les 1 et 8 juillet auprès des gestionnaires de fonds (au nombre de 202 pour un encours de 530 milliards de dollars), les investisseurs sont à nouveau en train de broyer du noir. Ils sont 12% à prévoir une détérioration de l'économie au cours des douze prochains mois alors qu'ils étaient 24% le mois précédent à compter sur un renforcement dde la croissance. Parallèlement, 4% du panel parient sur une détérioration des bénéfices des entreprises dans l'année à venir alors qu'il y a seulement un mois, ils étaient 28% à prévoir une progression des résultats. L'appétit pour le risque a bien évidemment chuté, le cash reprenant du poids (à 4,4% d'un portefeuille moyen contre 4,1% en mai) avec une exposition réduite aux actions cycliques. Selon Michael Harnett, chief global equity strategist chez BofA Merrill Lynch Global Research, " les previsions de croissance et de benefices ont enregistré un double dip. Si les prochaines données statistiques ne confirment pas ce double creux, les actifs risqués auront un bien meilleur troisième trimestre" . Dans cet environnement à nouveau baissier, les investisseurs n'ont jamais été aussi inquiets sur les perspectives des actions américaines depuis novembre 2006, avec 14% du panel souhaitant sous-pondérer la région alors qu'ils étaient 14% en faveur de la surpondération le mois précédent. Les allocataires internationaux ont déjà réduit leur exposition à la région, avec 7% du panel affichant une surpondération sur les actions américaines contre 20% en juin. En revanche, les allocataires sous-pondérés sur les actions de la zone euro sont tombés à 10% contre 27% en juin. Et la surpondération sur les actions émergentes atteint 34% contre 19% en mai.

Malgré la faible valorisation des actions et les prix de plus en plus élevés des obligations, la proportion des allocataires surpondérés sur les actions est tombée à 11% contre 30% en mai, alors que la sous-pondération sur les obligations s'inscrit à 15% contre 29% en mai.

info NEWSManagers

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant