Le Péruvien José Ugaz à la tête de Transparency International

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NEW YORK, 19 octobre (Reuters) - Le juriste péruvien José Ugaz a été élu dimanche à la présidence de Transparency International, signe d'une orientation plus militante et moins diplomatique dans la façon dont l'ONG entend lutter contre la corruption. Le nouveau président, qui a notamment dirigé l'enquête pour corruption et violation des droits de l'homme contre l'ancien président péruvien Alberto Fujimori, a obtenu 75 voix, contre 49 à l'ancien directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), le Français Pascal Lamy. José Ugaz, 55 ans, remplace la Canadienne Huguette Labelle. La Russe Elena Panfilova, qui dirigeait la branche russe de TI, a été élue à la vice-présidence. En tant qu'ex-dirigeant de la section péruvienne de TI, José Ugaz représente une nouvelle génération qui a fait sienne la nouvelle orientation de l'ONG vers une approche plus militante, à la recherche de la tolérance zéro pour les contrevenants à la loi. Pascal Lamy, par contraste, était considéré comme le candidat de la continuité, une personnalité censée exercer plus discrètement son influence acquise au cours de son expérience de diplomate européen et de chef du commerce mondial. Fondée en 1993 par Peter Eigen, un juriste allemand qui travaillait pour la Banque mondiale, TI vise à promouvoir la transparence et à lutter conter la corruption à tous les niveaux et dans tous les domaines de la société. L'organisation dispose aujourd'hui de sections dans une centaine de pays. Son indice annuel de la corruption est considéré comme l'indicateur le plus fiable de la corruption à l'échelle d'un pays. (Maria Caspani; Danielle Rouquié pour le service français)

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