Le père de Leonarda aurait menti sur l'origine de sa famille

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Le père de Leonarda aurait menti sur l'origine de sa famille
Le père de Leonarda aurait menti sur l'origine de sa famille

Alors que la jeunesse et une partie de la classe politique s'insurgent contre l'expulsion de la collégienne Leonarda Dibrani, on en sait un peu plus sur son père, Resat Dibrani. Cet homme, âgé d'une quarantaine d'années, a eu des démêlés avec la justice. Selon l'agence Reuters, il aurait aussi menti aux autorités françaises sur l'origine kosovare de sa famille pour obtenir l'asile politique.

«Toute la famille, ma femme et mes enfants, sont nés en Italie. Ils n'ont rien à voir avec le Kosovo», raconte Reshat Dibrani à Reuters. «Ils sont nés en Italie et puis nous sommes venus en France. Nous avons menti aux autorités en disant que nous étions du Kosovo» confie-t-il, en albanais. «Nous demandions l'asile en France et nous avons dû détruire nos papiers italiens pour ne pas être renvoyés en Italie. Nous avons dit que nous avions fui le Kosovo».

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Resat Dibrani a aussi eu quelques déboires avec la justice. Début 2013, sa femme a déposé une plainte contre lui pour violences sur ses filles Leonarda, 15 ans, et Maria, 17 ans. Le parquet de Besançon (Doubs) avait finalement estimé qu'il n'y avait pas assez de charges pour engager des poursuites. «Au Kosovo, le chef de famille a tous les droits, on a essayé de lui dire que ce n'était pas une façon de faire, qu'en France on n'avait pas le droit de frapper ses enfants» témoigne Gérard Guinot, porte-parole du comité de soutien aux sans-papiers du secteur de Pontarlier (Doubs), où était scolarisée Leonarda. Une voisine, qui préfère garder l'anonymat, confirme aussi que le père de famille «tapait souvent ses enfants et sa femme».

Leonarda et sa s?ur Maria ont ensuite «été placées en foyer pendant deux semaines» raconte ce porte-parole de sans-papiers. «Elles ont ensuite discuté avec leur père et elles sont rentrées habiter avec lui». D'après lui, Resat Dibrani est ensuite devenu «très libéral avec ses filles, il ...

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