Le Pentagone étudie l'envoi de navires près des Spartleys

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WASHINGTON, 13 mai (Reuters) - Le Pentagone envisage l'envoi de navires et d'avions pour "assurer la liberté de navigation" autour d'îlots actuellement construits par la Chine dans l'archipel des Spartleys, en mer de Chine du Sud, a déclaré mardi un responsable américain. Le secrétaire à la Défense, Ashton Carter, a demandé à son ministère de travailler sur plusieurs options, dont celle d'envoyer des navires et des chasseurs à moins de 12 milles nautiques (22 km), la limite des eaux territoriales définie par les Nations unies, de ces récifs artificiels, a-t-il dit. Une telle initiative viendrait directement défier Pékin dans sa volonté d'étendre son influence dans cette région disputée. "Nous étudions la manière d'assurer la liberté de navigation dans cette région cruciale pour le commerce mondial", a dit le responsable américain, s'exprimant sous le sceau de l'anonymat et confirmant une information du Wall Street Journal. Toute décision devra être validée par la Maison blanche. Le Pentagone n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat. Ce déploiement militaire entrerait dans le cadre des opérations menées régulièrement par l'armée américaine au nom de la liberté de navigation. Ces opérations ont concerné l'an dernier 19 pays, dont la Chine, mais pas les îlots artificiels des Spartleys. L'archipel de mer de Chine méridionale est revendiqué par six pays: le sultanat de Bruneï, la Chine, la Malaisie, les Philippines, Taiwan et le Vietnam. De récentes images satellites montrent que depuis mars 2014, la Chine a effectué des travaux de réhabilitation sur sept sites des Spartleys où elle construit notamment une piste d'aérodrome. En 2013, les Etats-Unis et le Japon avaient protesté contre la mise en place par Pékin d'une zone aérienne d'identification (ZAI) en mer de Chine orientale comprenant notamment un archipel revendiqué par Tokyo. Les Etats-Unis avaient répondu en envoyant des bombardiers B-52 survoler la zone. (Phil Stewart, David Alexander, David Brunnstrom; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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