Le Pentagone dit avoir tué des centaines de djihadistes à Kobani

le
0

WASHINGTON, 16 octobre (Reuters) - Les Etats-Unis estiment que plusieurs centaines de djihadistes ont été tués dans les raids menés par l'aviation américaine dans le secteur de la ville syrienne de Kobani, a déclaré mercredi un porte-parole du Pentagone. Le nombre de frappes aériennes américaines a augmenté ces derniers jours et celles-ci semblent désormais plus précises grâce à une meilleure coordination avec les défenseurs kurdes de la ville, a souligné mercredi l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). (voir ID:nL6N0SA40H ) Cette multiplication des raids s'explique en partie par le fait que les djihadistes de l'Etat islamique (EI) ont accentué leur offensive, a précisé le contre-amiral John Kirby, porte-parole du Pentagone. "Plus ils accumulent de moyens autour de Kobani, plus nous avons de cibles à frapper", a-t-il dit, ajoutant: "Nous savons que nous en avons tués plusieurs centaines." Les mauvaises conditions météorologiques qui règnent en Irak ont également permis de redéployer une puissance de feu supérieure dans le secteur de Kobani. Washington a dit à plusieurs reprises que la défense de cette ville kurde adossée à la frontière turque n'était pas un "objectif stratégique" pour la coalition formée par Barack Obama pour combattre l'EI en Syrie et surtout en Irak. "Nous frappons des cibles autour de Kobani à des fins humanitaires. Mais j'aurais beaucoup de réticences à utiliser le terme de 'cible ou de conséquence stratégique'", a du reste insisté devant la presse l'ex-général John Allen, nommé par Barack Obama pour constituer la coalition internationale militaire mise en place ces dernières semaines. "Compte tenu des conditions associées à la défense de cette ville, il était nécessaire d'accentuer le soutien aérien pour essayer d'apporter de l'aide à ses défenseurs et de leur donner un peu d'espace pour se réorganiser", a-t-il ajouté. "Nous avons augmenté le rythme et l'intensité de nos frappes aériennes pour leur fournir cet espace." Le contre-amiral Kirby a d'ailleurs souligné que la ville kurde pouvait encore tomber entre les mains des djihadistes. D'après lui, il ne resterait que quelques centaines de civils pris au piège dans la ville, qui comptait d'après le Haut Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (HCR) quelque 400.000 habitants avant l'offensive lancée par les combattants de l'organisation Etat islamique. (Phil Stewart et David Alexander; Tangi Salaün et Henri-Pierre André pour le service français)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant