Le Pen en croisade contre Sarkozy

le , mis à jour à 06:33
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Le Pen en croisade contre Sarkozy
Le Pen en croisade contre Sarkozy

Inutile de chercher un logo Front national, ni même une allusion au nom de famille Le Pen. Hier, c'est Marine, la « femme libre », la candidate de la « France apaisée » qui a rompu son jeûne médiatique sur la petite estrade de la place de la mairie à Brachay. Un village de 61 âmes — dont 81 % d'électeurs frontistes lors des dernières départementales —, symbole de la « France des oubliés », « des abandonnés » même, selon les propres termes de la présidente du FN, qui, depuis 2013, y délivre son discours de rentrée politique.

 

A sept mois de l'échéance de 2017, et devant une foule conquise d'environ 800 personnes (3 500 selon les organisateurs), ce discours-là a pris une saveur particulière. Durant près de quarante-cinq minutes, s'appuyant sur un texte où elle convoque de Gaulle et Montesquieu, Marine Le Pen, hâlée et très amincie, s'est employée à se glisser dans le costume présidentiel. Empruntant même au François Hollande de 2012 le recours à l'anaphore (son fameux « moi, président »), en martelant « présider, c'est prévoir pour anticiper [...], présider, c'est conduire une nation vers son unité, sa prospérité [...], présider, c'est se comporter en chef de l'Etat, présider, c'est se sentir le gardien d'un pays... »

 

Pas d'outrances, ni de sorties fracassantes : Le Pen n'en rajoute pas, persuadée que le contexte joue pour elle et valide ses prises de position. Comme à l'accoutumée, elle renvoie dos à dos le PS et les Républicains -- dont elle raille « les primaires qui portent bien leur nom » -- et leur « foire aux rustines ». Mais hier, elle a eu la main particulièrement lourde avec Nicolas Sarkozy qui, depuis son entrée en campagne, marche sur ses plates-bandes avec l'identité nationale ou l'immigration. Evoquant une rencontre que l'ancien président aurait eu en août avec le roi Salmane d'Arabie saoudite, elle accuse celui « qui se voudrait le champion ...

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