Le PDG de Total prédit de nouvelles fermetures de raffineries

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LE PDG DE TOTAL PRÉVOIT DE NOUVELLES FERMETURES DE RAFFINERIES EN FRANCE ET EN EUROPE
LE PDG DE TOTAL PRÉVOIT DE NOUVELLES FERMETURES DE RAFFINERIES EN FRANCE ET EN EUROPE

PARIS (Reuters) - La nécessité de réduire la consommation de carburants pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre fait qu'il y aura de nouvelles fermetures de raffineries en Europe et en France dans les années qui viennent, a déclaré dimanche le PDG de Total, Christophe de Margerie.

Invité du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro, il s'est refusé a préciser si Total envisageait de telles fermetures mais a estimé qu'il y avait une surcapacité de raffinage dans l'Hexagone.

"Bien sûr qu'il y en aura des fermetures de raffineries", a-t-il dit lors en réponse à une question concernant l'Europe comme la France. "Parce qu'il y aura réduction de consommation et que cette réduction de consommation elle est voulue, voulue par l'ensemble des pouvoirs publics, par l'Europe et en particulier par nous", a-t-il expliqué.

"À partir du moment où on décide tous ensemble de réduire la consommation, on est bien obligé de réduire la production, sinon ça s'appelle du n'importe quoi", a ajouté Christophe de Margerie.

Le secteur du raffinage européen souffre actuellement de marges très faibles et l'ancienneté de ses installations nécessite des investissements élevés de maintenance dans un environnement de consommation déprimée.

Ces pressions ont conduit à quatre fermetures de raffineries en 2012 et à l'annonce de trois autres cette année, dont celle de Petroplus à Petit-Couronne (Seine-Maritime).

Lors de la fermeture de celle de Dunkerque, en 2010, Total s'était engagé à maintenir son dispositif français jusqu'en 2016.

Prié de dire quelle installation il pourrait fermer, Christophe de Margerie a répondu : "Même si je le savais je ne le dirais pas. Je ne suis pas là pour ça".

Il a ajouté qu'il en débattrait en priorité avec les partenaires sociaux, expliquant : "Le premier débat, qui est important, est 'y a-t-il ou pas trop de capacité de raffinage en France ?. Moi, je réponds oui. Eux, ils répondent non. Enfin, certains répondent 'non' et d'autres répondent 'oui'.

Yann Le Guernigou et Ingrid Melander, édité par Pierre Sérisier

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  • M2141043 le dimanche 2 juin 2013 à 23:51

    cette histoire de consommer moins est bidon, car il y a sans cesse d'avantage de véhicules en circulation et encore plus de camions pour livrer les importations massives chinoises...le vrai prb est que les installations sont vieillissantes et surtout pas rentables en France / Europe à cause des contraintes environnementales qu'on a pas dans d'autres pays, l'europe finira sans industrie point barre, on fait tout pour...

  • frk987 le dimanche 2 juin 2013 à 22:47

    Pour info : Total modernise les raffinerie hors de France en Europe (1Md d'E à Anvers) , réponse du berger à la bergère, vous n'aimez pas les multinationales, les multinationales ne vous aiment pas...............

  • knbskin le dimanche 2 juin 2013 à 22:34

    Ca n'a aucune importance de fermer des raffineries ... si des jobs sont créés par ailleurs. Aujourd'hui, ce n'est pas le cas, et c'est bien là le problème.

  • nayara10 le dimanche 2 juin 2013 à 22:09

    Si Si .Il y a tellement de TAXES additionnelles et perverses ,que la réalité est bien là.Il y a moins de travailleurs de raffinerie que d'écolos.C'est finalement ce qu'il faut :des bulletins et rien d'autres ...Donc les GOUVE est Gagnant gagnant :il aura les écolos et les futurs chômeurs dans les urnes .MAIS ...MAIS plus d'argent frais...

  • pierry5 le dimanche 2 juin 2013 à 21:38

    Bien sûr qu'il faut prévoir des fermetures de raffineries en Europe. Il y a tous d'abord le fait que les véhicules consomment de moins en moins, les voitures électriques commencent à voir le jour, les hybrides se développent et la crise économique dont on est pas encore sorti vont faire que les gens roulerons moins. C'est économique, personne n'y peut quelque chose.