Le PDG de Bricorama mitigé sur la fermeture dominicale

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PARIS (Reuters) - Le PDG de l'enseigne de bricolage Bricorama, Jean-Claude Bourrelier, affiche une satisfaction teintée de tristesse après avoir obtenu que ses concurrents ferment 15 magasins le dimanche en région parisienne, ce qu'il avait été obligé de faire.

"C'est une certaine satisfaction puisque, moi, mes magasins sont fermés", a-t-il dit vendredi à Reuters. "Ce que je souhaite, c'est tous fermés, tous ouverts, mais tous égaux."

Jean-Claude Bourrelier avait dû fermer ses 24 magasins d'Ile-de-France le dimanche après une plainte du syndicat Force ouvrière. Il avait ensuite demandé à la justice d'imposer à Castorama et Leroy Merlin de faire de même.

Sur le fond, il demande toujours aux autorités françaises d'autoriser les magasins de bricolage à ouvrir le dimanche, comme d'autres secteurs d'activité peuvent le faire.

Le président de l'organisation patronale Medef, Pierre Gattaz, a demandé vendredi que la loi soit changée pour autoriser le travail le soir et le dimanche.

Les récentes décisions de justice qui ont entraîné une fermeture de magasins, plus tôt pour Sephora sur les Champs-Elysées, et le dimanche pour Bricorama, Castorama et Leroy Merlin, constituent "une quadruple peine pour le pays": pour les consommateurs, les salariés, les entreprises et l'emploi, a-t-il dit sur RMC et BFMTV.

Selon Jean-Claude Bourrelier, ses magasins obligés de fermer le dimanche ont perdu entre 15% et 20% de chiffre d'affaires.

Les salariés, "ils sont tous volontaires", assure-t-il. "Les gens veulent améliorer leurs revenus", poursuit-il, en expliquant payer trois fois mieux ses salariés le dimanche que les autres jours.

Ingrid Melander, avec Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse

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