Le PDG d'Orange fustige la politique européenne de concurrence

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STÉPHANE RICHARD DÉNONCE LA POLITIQUE DE LA CONCURRENCE MENÉE PAR L?UE
STÉPHANE RICHARD DÉNONCE LA POLITIQUE DE LA CONCURRENCE MENÉE PAR L?UE

PARIS (Reuters) - Le PDG d'Orange Stéphane Richard dénonce "l'acharnement" de la Commission européenne, dix jours après la perquisition menée chez l'opérateur télécom dans le cadre d'une enquête de Bruxelles sur d'éventuels abus de position dominante.

Des inspections surprises ont eu lieu le 9 juillet dans les locaux de plusieurs groupes de télécommunications européens, dont Orange, l'allemand Deutsche Telekom et l'espagnol Telefonica.

La Commission soupçonne ces opérateurs, en conflit avec la société américaine Cogent, d'avoir violé les règles européennes en matière d'abus de position dominante sur le marché de la fourniture d'accès à internet.

"C'est la quatrième fois depuis que je suis à la tête du groupe que les autorités de concurrence mènent ce type d'opération", souligne Stéphane Richard dans les colonnes du Figaro lundi. "Difficile de ne pas y voir une forme d'acharnement".

"Il est stupéfiant que la Commission se fasse ainsi la complice d'un acteur américain contre des entreprises européennes qui emploient et investissent massivement en Europe. Aux Etats-Unis, la réciproque ne risque pas d'arriver", ajoute-t-il.

Deux jours après la perquisition, Orange avait indiqué dans un communiqué "coopérer pleinement avec les agents de la Commission européenne" et "envisager sereinement les suites de cette affaire".

Dans son interview au Figaro, Stéphane Richard se livre plus globalement à une attaque en règle de la politique européenne de concurrence qui fait selon lui le jeu des Américains et des Asiatiques.

"Depuis vingt ans, Bruxelles ne sait faire qu'une seule et unique chose: de l'antitrust", estime-t-il. "Bruxelles semble ne pas comprendre que le monde a changé, que nous ne sommes plus les anciens monopoles historiques depuis longtemps mais que nous sommes plongés dans un monde ultra concurrentiel."

Pour le PDG d'Orange, Bruxelles fait de la concurrence sauvage "l'alpha et l'oméga de la politique économique" dans le transport aérien, l'énergie ou les télécoms.

Cette idéologie a "provoqué beaucoup de dégâts" et a "déjà largement fait le jeu des Asiatiques en mettant en oeuvre une régulation visant uniquement à baisser les prix et en mettant sous pression les équipementiers et fabricants européens comme Alcatel ou Nokia", estime-t-il.

Il dénonce enfin la nouvelle baisse des prix des appels passés depuis l'étranger, une mesure prônée par la Commission.

"Cette nouvelle baisse prévue des prix du roaming représenterait une perte sèche pour Orange de 300 millions d'euros de marge", indique-t-il. "En contrepartie, je ne vois aucune mesure pour stimuler l'investissement."

Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse

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  • rmiossec le lundi 22 juil 2013 à 13:10

    ?????? ces technocrates .....................!!!!! a jeter

  • europe78 le lundi 22 juil 2013 à 13:04

    il faut s'assurer que cette amelioration de la concurrence profite aux consommateurs et non aux américains.

  • gcongras le lundi 22 juil 2013 à 13:03

    enfin quelqu'un qui ose dénoncer la politique européenne qui désavantage l'Europe et fait le jeu des américains et asiatiques. Malheureusement, on risque de le payer très cher en termes d'emploi ainsi que pour nos entreprises.

  • renard le lundi 22 juil 2013 à 12:53

    Il doit regretter la belle époque du "cartel", Orange, SFR et Bouygues qui s'entendaient sur les prix, de préférence élevés, afin de racketter un maximum de clients en leur faisant payer 5 fois le prix du téléphone mobile. L'Etat complice de cette gigantesque magouille. Aujourd'hui, c'est terminé, et l'on voit le niveau réel de l'opérateur historique français...

  • M4709037 le lundi 22 juil 2013 à 12:38

    IL n'a pas tort.