Le PDG d'Eiffage "bizuté" par les syndicats

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PARIS (Reuters) - Le PDG d'Eiffage a été accueilli mercredi par quelques centaines de manifestants venus protester contre la politique de l'emploi du groupe de BTP et de concessions en marge de l'assemblée générale des actionnaires.

Pierre Berger, dont c'est la première AG en tant que PDG, y a vu un "bizutage" de la part des syndicats. Depuis son arrivée à la tête d'Eiffage, il a entrepris de redresser les marges et a notamment fermé des filiales déficitaires dans la branche énergie.

Au total, l'effectif du groupe a baissé de 2% l'an dernier, à environ 57.000 personnes. Eiffage compte poursuivre cette année son programme de réduction de coûts et de gain de productivité pour atteindre son objectif d'une nouvelle croissance de ses résultats.

"La gestion Berger, sur le plan social, c'est quelque chose", a déclaré Jules Letort, secrétaire CGT du comité d'entreprise européen du groupe, devant le bâtiment où se tient l'AG, à Paris. "Il faut arrêter la casse en matière d'emploi et le recours à la sous-traitance et à l'intérim."

Mardi, l'assemblée générale du concurrent Vinci avait été chahutée, cette fois par des manifestants venus protester contre les conditions de travail chez des sous-traitants du groupe.

Selon son rapport annuel, Eiffage a embauché l'an dernier environ 4.500 personnes en France mais a supprimé parallèlement 1.200 emplois, hors ruptures conventionnelles.

Pierre Berger compte recruter cette année plus de 3.000 personnes en France grâce au chantier géant de la ligne de TGV Bretagne Pays de Loire.

Pénalisé plusieurs exercices durant par des problèmes dans l'exécution de contrats, Eiffage espère en finir cette année avec deux d'entre eux.

Pierre Berger veut en effet croire que la conciliation engagée à Lille (Nord) sur la prise en charge de la facture de la mise aux normes sismiques du grand stade aboutira d'ici la fin 2013. Et concernant les surcoûts du chantier de l'hôpital sud-francilien, le groupe a engagé des négociations qu'il espère conclure fin septembre.

Gilles Guillaume, édité par Dominique Rodriguez

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