Le pavillon français de l'Expo universelle déjà convoité par le Qatar

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EN IMAGES - À peine inaugurée, la halle de 2000 m² qui présente les richesses de la France à l’Expo universelle de Milan, intéresse le Qatar qui souhaite l’acheter. Mais l’Italie et la France sont aussi sur les rangs.

C’est un immense mécano de 2600 pièces réalisé en épicéa et mélèze de Franche-Comté. Cette construction en bois brut de 2000 m² entièrement démontable intégrant un jardin de 1200 m² abrite le pavillon français à l’Exposition universelle de Milan. Pendant les six mois à venir, le bâtiment servira de vitrine tricolore sur le thème «Nourrir la Planète, Energie pour la vie». Une façon de démontrer le savoir-faire français, celui de la première puissance agricole d’Europe et d’honorer «le repas français», consacré par l’Unesco.

Une chose est sûre: l’architecture du pavillon français a déjà attiré l’œil de nombreux visiteurs. Ainsi, le Qatar a déjà signalé son envie d’acheter le bâtiment comme le signal Paris Match. De leur côté, les Italiens rêvent de garder la structure à Milan, comme cela se fait parfois, tandis que Laurent Fabius souhaiterait ramener ce pavillon en Normandie alors que Stéphane Le Foll l’imagine déjà en palais de la gastronomie implanté à Rungis. Dans tous les cas de figure, le porte-parole du gouvernement a indiqué que la construction devrait rester en France.

En attendant sa seconde vie, ce pavillon en bois pesant 1000 tonnes accueille depuis le 1er mai les visiteurs sous une voûte dont le plafond figure un paysage à l’envers d’où poussent, la tête en bas, blé, maïs, orges, lavandes, chanvre et lin. L’ensemble est conçu comme le parcours type de l’alimentation, du champ à l’assiette. Côté architecture, l’ensemble peut être entièrement démonté et remonté, sans aucune fixation visible. «La dimension haute-couture de la France», note l’architecte du projet, Anouk Legendre du cabinet XTU Architects.

Chaque pièce de ce rectangle haut de 12 mètres, dessinée par ordinateur puis découpée en 3D, s’ajuste aux autres «au dixième de millimètre près», assure Dominique Simonin, père de la PME spécialiste des charpentes à Morteau (Doubs), dont les 120 salariés sont devenus les propriétaires en 2009. «J’avoue j’en ai bavé», consent l’ex-PDG en admirant son chantier, qu’il compare à l’horlogerie de précision. Pas moins de trois mois on été nécessaire pour achever le montage du pavillon

Avant d’accéder aux champs de blé et de lavande, c’est un carnaval de casseroles qui ouvre le parcours et une table de dîner en grand apparat, dressée sous un miroir réfléchissant. Manière de célébrer le repas gastronomique «à la française», inscrit depuis 2010 au patrimoine mondial de l’humanité. Le parcours se clôt sur les ustensiles de cuisine du monde entier, symboles de la diversité alimentaire mondiale et des mille façons de manger.

Le pavillon qui ambitionne de recevoir 1000 à 1500 personnes par heure, servira également de carte de visite à la France. L’Expo universelle 2015 est en effet la dernière avant la désignation de la ville hôte en 2025 (celle de 2020 a été attribuée à Dubaï). Les maires de Neuilly-sur-Seine et d’Alfortville, ardents défenseur d’une Expo 2025 en région parisienne, cherchent à multiplier les soutiens et misent notamment sur la carte de l’écologie et du développement durable. Une approche parfaitement illustrée par le pavillon français.

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