Le patronat réclame la confiance du gouvernement

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LE PATRONAT ATTEND DU GOUVERNEMENT UN DISCOURS DE CONFIANCE
LE PATRONAT ATTEND DU GOUVERNEMENT UN DISCOURS DE CONFIANCE

PARIS (Reuters) - Le patronat français attend du gouvernement un discours de confiance à l'égard des entreprises et une politique fiscale leur permettant de contribuer au retour de la croissance, a déclaré mercredi Laurence Parisot.

La présidente du Medef s'exprimait juste avant l'ouverture des travaux de l'université d'été de l'organisation patronale par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault.

"Nous espérons un discours de confiance, de respect à l'égard des chefs d'entreprise et l'idée que, au fond, les entreprises, si elles font des profits, c'est pour alimenter la croissance", a dit Laurence Parisot sur France 2.

"Il ne pourra pas y avoir de croissance bénéfique pour tout le monde, pour tous les Français, si les entreprises ne font pas de profits" a-t-elle ajouté.

Outre la présence du chef du gouvernement, une première, pas moins de dix ministres sont annoncés pour l'université d'été du Medef sur le campus de HEC à Jouy-en-Josas (Yvelines), qui intervient sur fond de crise et de forte hausse du chômage.

Ce rendez-vous traditionnel de rentrée survient après un début de quinquennat marqué par une grande conférence sociale qui a inspiré des sentiments mitigés chez les patrons.

"Il y a manifestement la volonté de la part du Premier ministre de dépasser le désaccord, la mésentente que nous avons eus au mois de juillet au moment de la conférence sociale", a dit Laurence Parisot.

Les entreprises françaises traversent une phase critique en raison de la baisse de leurs commandes mais aussi à cause des entraves qui pèsent sur elles en matière de fiscalité et de charges, a-t-elle dit.

"Aujourd'hui, il y a une chute des taux de marges aussi parce qu'il y a un système de contraintes de charges fiscales, sociales", a dit la présidente du Medef. "Nous sommes à un point de rupture, nous sommes en risque de décrochage et donc en risque d'appauvrissement".

Le budget 2013 devra prendre en compte cette réalité, a-t-elle dit.

"Nous savons qu'il faut réduire le déficit, qu'il y a environ 30 milliards à trouver. Il ne faut surtout pas que ce soit premièrement plus d'impôts. Il faut que ce soit premièrement des réductions de dépenses publiques", a-t-elle dit.

"Il faut d'une manière générale baisser la pression fiscale, en tout cas surtout ne pas l'augmenter parce qu'on perdrait toute chance d'inverser la situation sur le chômage, de retrouver la croissance à laquelle nous aspirons tous", a-t-elle ajouté.

Patrick Vignal

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  • M6827458 le mercredi 29 aout 2012 à 11:40

    cacciat si les gros maigrissent, les autres grossissent?

  • cacciat4 le mercredi 29 aout 2012 à 11:32

    le medef à cas s'en mettre moins les poches çà irait mieux

  • dcouplet le mercredi 29 aout 2012 à 11:30

    mauvaise pioche : ne faudrait il pas plutôt que le Gouvernement demande la confiance des entreprises ???

  • M4630217 le mercredi 29 aout 2012 à 10:51

    Finalement c'est toujours le "Privé" qui comble les déficits du "Public" . Visiblement la vache à lait n' a plus de lait....

  • knbskin le mercredi 29 aout 2012 à 10:48

    Propos très modérés du Medef ... et pas un mot sur la nécessité de "muscler" les outils de recherche et de R&D, et le tissu de start-up "high tech" ... Il est vrai que Laurence Parisot est issue des services, ceci expliquant peut-être cela. Ou message jugé trop complexe pour la place publique ? Pourtant, le performance technologique et l'innovation sonr la clé de la compétitivité, AVANT le coût du travail sur le long terme.

  • mlaure13 le mercredi 29 aout 2012 à 10:37

    TROP OCCUPES A LEUR REELECTION, nos dirigeants de D comme de G, n’ont pas pris la mesure de ce qui les entourait (et s’en fiche éperdument).Le système (ENA et Cie) a fabriqué des hommes politiques incapables de décider et c’est là le nœud de toutes les crises. Les sommets UE et mondiaux s’enchaînent, et l’humanité sombre inexorablement, sauf un sursaut de dernière heure, auquel on ne croit guère !...

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