Le patronat français inquiet face aux hausses d'impôts

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Le patronat français inquiet face aux hausses d'impôts
Le patronat français inquiet face aux hausses d'impôts

PARIS (Reuters) - Les organisations patronales Medef et CGPME ont fait part de leur inquiétude face aux hausses de prélèvements annoncées mercredi dans le cadre du budget rectificatif pour 2012.

Elles critiquent la suppression d'exonérations de charges sur les heures supplémentaires dans les entreprises de plus 20 salariés, la hausse du forfait social sur l'intéressement et la participation, la taxe sur les dividendes et la mise à contribution des secteurs pétrolier et bancaire.

Elle déplorent également la suppression de la TVA "sociale" votée à la toute fin du quinquennat de Nicolas Sarkozy pour alléger le coût du travail.

"Nous regrettons l'alourdissement des prélèvements obligatoires sur les entreprises alors qu'il serait nécessaire, au contraire, de développer une stratégie de baisse, qui seule permettra l'amélioration de la compétitivité de notre économie", déclare la présidente du Medef, Laurence Parisot, dans un communiqué.

"C'est le niveau de vie de chaque Français, notre potentiel de croissance et pour tout dire notre avenir qui sont en jeu. Il y a urgence", ajoute-t-elle.

Selon la CGPME, "le projet de loi de finances rectificatif présenté ce matin en conseil des ministres suscite l'inquiétude des PME".

"Venant s'ajouter à l'augmentation récente du smic et de la cotisation retraite, ces différentes mesures se traduiront par un alourdissement global du coût du travail et ce alors même que les PME voient l'horizon s'assombrir", poursuit l'organisation patronale dans un communiqué. "Visiblement les mesures en faveur de la croissance attendront."

Le projet de budget rectificatif augmente les prélèvements de 7,2 milliards d'euros cette année pour réduire comme prévu le déficit public à 4,5% du PIB fin 2012 malgré le ralentissement de l'économie.

Les hausses d'impôts présentées mercredi pèseront cette année à 53% sur les ménages (dont 73% sur les plus aisés) et 47% sur les entreprises.

Jean-Baptiste Vey, édité par Patrick Vignal

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  • NYORKER le mercredi 4 juil 2012 à 23:06

    Par définition, un patron c'est toujours inquiet