Le patronat européen réclame une union budgétaire

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BRUXELLES (Reuters) - Le patronat européen a lancé un appel lundi pour que les dirigeants de la zone euro s'engagent rapidement sur la voie d'une union budgétaire, de la création d'un fonds monétaire européen et de l'émission de dettes communes, tout en réclamant une intervention de la Banque centrale européenne pour stabiliser l'euro.

"Les dirigeants de la zone euro doivent faire preuve de davantage de célérité dans des prises de décisions qui s'imposent pour préserver l'euro. Les dirigeants doivent renforcer l'architecture de l'union monétaire, en s'engageant notamment en faveur d'une union budgétaire", estime la fédération BusinessEurope, qui dit représenter quelque 20 millions d'entreprises dans 35 pays.

Dans cette lettre adressée au président du Conseil européen Herman Van Rompuy, BusinessEurope écrit que les entreprises font leur possible pour soutenir l'emploi et l'investissement en dépit du climat de plus en plus incertain créé par la crise de la dette souveraine.

"Nous devons employer tous les moyens à notre disposition pour soutenir l'euro", écrit BusinessEurope dans ce courrier rendu public quelques jours avant le sommet européen du 9 décembre.

"La BCE doit continuer de soutenir la stabilité financière, à la fois en apportant de la liquidité au secteur bancaire et, pour une période limitée dans le temps jusqu'à ce que d'autres méthodes soient mises en place, agir sur le marché de la dette souveraine autant qu'elle le jugera nécessaire pour stabiliser l'euro."

Les dirigeants européens espèrent que, s'ils envoient un signal suffisamment clair témoignant de leur volonté de soumettre leurs budgets nationaux à un contrôle étroit des institutions européennes, alors la BCE rachètera davantage de dette émise par des pays tels que l'Espagne ou l'Italie ce qui leur donnera du temps pour mener leurs réformes à bien sans être privées de leur accès aux marchés financiers.

Le président de la BCE, Mario Draghi, a laissé entendre la semaine dernière que l'institution monétaire pourrait songer à mettre certaines mesures en oeuvre si les dirigeants européens s'accordaient sur un approfondissement de l'intégration budgétaire et fiscale.

BusinessEurope juge que le futur Mécanisme européen de stabilité (MES), appelé à se substituer de manière permanente au Fonds européen de stabilité financière (FESF) devrait être transformé en un Fonds monétaire européen, politiquement indépendant et ouvert aux 27 membres de l'Union.

Jan Strupczewski, Nicolas Delame pour le service français, édité par Marc Angrand

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  • dratiser le lundi 5 déc 2011 à 17:37

    tout d'ac M728 j'ai poste plusieurs fois en disant que le gvt devato supprimer les avantages des grands groupes pour les redistribuer aux PMEles grds groupes recherchent plutot la productivite que des marcheset dtruisent de l'emploi de plus elles delocalisent ce que ne font pasou peu les PME , cout = zero pour le gvt

  • M7284255 le lundi 5 déc 2011 à 17:33

    ouais enfin les PME en France ont une rentabilité bien plus faible qu'ailleurs en Europe. Ne pas confondre PME et boite CAC 40. Les PME (99% d'entre elles) ne délocalisent pas.Et quand les français comprendront-ils qu'une entreprise qui va bien, c'est aussi des salariés qui en bénéficient? Cessez de boire ce que le JT vous montre. C'est du sensationnel, rien d'autre !!!

  • dratiser le lundi 5 déc 2011 à 17:00

    le patronat aura son mot à dire s'il s'engage à ne pas delocaliserchacun ses engagements , trop facile de reclamer la rigueur pourles autres sans accepter la rigueur chez soi (les marges)