Le patron Modri?

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Le patron Modri?
Le patron Modri?

La galère vécue par les Croates après la sortie de Luka Modrić l'a confirmé à ceux qui en doutaient encore, le Madrilène est bel et bien la pierre angulaire de la solidité de la Croatie. Ses potes le savent, comme l'a révélée leur panique au moment où ce dernier était présumé blessé.

Dans cet Euro, la Croatie est attendue au tournant. Attisant les curiosités, sagement postés sur leur créneau entre les surprises potentielles et les grosses écuries, les Croates sont arrivés en France avec de solides arguments. Une génération dorée, un montée en puissance depuis la dernière Coupe du monde, un groupe cohérent et soudé, et des patrons incontestés type Rakitic ou Modric, accompagnés de lieutenants affamés à la Kovačić ou Perišić. Ajoutez à ça un tirage au sort pas trop salaud et un groupe théoriquement accessible malgré l'Espagne dans son rôle d'ogre, et la Croatie avait toutes les raisons du monde de débuter son Euro avec ambition.


Le premier match face à la Turquie aurait du servir à confirmer cet état d'esprit. Il a été rassurant au vu du niveau de jeu, mais pas assez pour faire gonfler au maximum la côte de confiance des gars de Ante Čačić. Surtout, cette mise en bouche a créé un sentiment que le deuxième match face à la République Tchèque est venu confirmer brutalement : les Croates ont terriblement besoin de Luka Modrić pour être effrayants. Au milieu de 90 minutes à faire tourner le ballon gracieusement face aux Turcs, il a ainsi fallu cette reprise de génie de Modrić, unique buteur du match, pour récupérer les 3 points. À Geoffroy Guichard, contre les Tchèques, une scène est venue mettre cette réalité crue sous les yeux des Croates, lorsqu'à l'heure de jeu, leur meneur de jeu s'est affalé sur la pelouse en se tenant la cuisse.

Le simplificateur


L'effet a été immédiat. Comme un banc de poissons autour d'un appât, ce sont tous les joueurs de la Croatie qui se sont précipités à son chevet, afin de voir comment allait Modrić. Regroupés de la sorte autour de lui, ils lui accordaient plus que jamais le statut de patron, et sa sortie du terrain a correspondu au début de la débandade des Croates. Un remplacement qui relevait plus de la prudence que de l'indispensable, Modrić ne…






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