Le patron du PS prévoit de décentraliser son université d'été

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    * Le rendez-vous de Nantes abandonné 
    * Jean-Christophe Cambadélis parle de raisons de sécurité 
    * Des séminaires dans cinq ou six villes en septembre 
 
 (Actualisé avec bureau national) 
    PARIS, 4 juillet (Reuters) - Le premier secrétaire du Parti 
socialiste souhaite remplacer la traditionnelle université d'été 
de sa formation par une série de séminaires organisés dans 
plusieurs villes de France en septembre, a-t-on appris lundi 
auprès d'une porte-parole. 
    Jean-Christophe Cambadélis a annoncé dimanche le report 
probable, voire la suspension de ce rendez-vous annuel, qui 
devait se tenir à Nantes le dernier week-end du mois d'août, en 
invoquant le climat social propice aux violences.   
    Finalement, il a proposé aux dirigeants socialistes réunis 
lundi en bureau national de délocaliser l'université d'été dans 
cinq ou six villes qui restent à choisir, selon Corinne 
Narassiguin, porte-parole du parti. 
    "Tous les intervenants ont compris la décision de 
Jean-Christophe Cambadélis", a-t-elle ajouté. 
    Dans les jours à venir, le numéro un du PS doit également en 
informer ses partenaires de la Belle Alliance populaire (BAP), 
une coalition entre le PS et de petites formations satellites, 
qui devaient être associés à l'organisation. 
    Les dates et le format exact de ces universités 
décentralisées seront précisés au cours des prochaines semaines, 
toujours selon Corinne Narassiguin. 
    "Il s'agira d'événements plus réduits que d'habitude, un peu 
comme de grands séminaires, probablement sur une journée. Le but 
est de les rendre plus simples à organiser et à sécuriser", 
ajoute-t-elle. 
    Pour justifier sa décision, Jean-Christophe Cambadélis a mis 
en avant le risque de voir, notamment, des opposants au projet 
de loi de réforme du Code du travail s'inviter à la réunion de 
famille des socialistes.  
     
    INFORMATIONS DU MINISTÈRE DE L'INTÉRIEUR 
    Depuis le début de la contestation contre le texte de Myriam 
El Khomri, en février, plusieurs permanences du PS ont fait 
l'objet de dégradations - le siège de la fédération de l'Isère a 
même été visé par des tirs.   
    Et, le mois dernier, un collectif réunissant "étudiants", 
"syndicalistes" et opposants à la construction d'un aéroport à 
Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), près de Nantes, a 
appelé à "rendre impossible cette université d'été". 
    "Les idées fusent déjà, on projette des blocages, on imagine 
une occupation de la ville, une manif monstre, une université 
d'été du peuple", pouvait-on lire dans ce texte intitulé "A 
l'abordage !". 
    D'après Corinne Narassiguin, le ministère de l'Intérieur a 
par ailleurs reçu des informations selon lesquelles des groupes 
"y compris de l'extérieur de la France" ont commencé à se 
préparer "quasiment comme des commandos" pour perturber 
l'université d'été initialement prévue. 
    Depuis 1993, La Rochelle (Charente-Maritime) était devenue 
le point de ralliement des socialistes, qui profitaient de ces 
grands week-ends de fin d'été pour organiser des meetings mais 
aussi des conciliabules entre ténors à la table des restaurants. 
    En février, Jean-Christophe Cambadélis avait dit vouloir 
transférer à Nantes l'édition 2016, la dernière avant la 
prochaine présidentielle, afin de mieux accueillir les 
partenaires de la BAP.   
 
 (Simon Carraud, édité par Yves Clarisse) 
 
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