Le patron de PSA Philippe Varin serait sur la sellette

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Le patron de PSA Philippe Varin serait sur la sellette
Le patron de PSA Philippe Varin serait sur la sellette

PARIS (Reuters) - Philippe Varin, président du directoire de PSA Peugeot Citroën, serait sur la sellette car la famille Peugeot, principal actionnaire du constructeur automobile, n'est pas satisfaite de ses résultats à la tête du groupe, écrit mercredi La Tribune.fr.

Le site d'informations économiques, qui cite des sources internes, ajoute que l'alliance conclue avec l'américain General Motors ne suscite pas l'unanimité au sein des actionnaires de la famille Peugeot, qui n'est pas non plus satisfaite de l'équipe dirigeante de PSA.

GM est désormais le deuxième actionnaire de PSA, dont il détient 7%, derrière la famille Peugeot qui contrôle 25,2% du capital.

"Nous ne faisons aucun commentaire sur des rumeurs", a déclaré un porte-parole de PSA.

De son côté, un porte-parole de General Motors a déclaré: "Nous nous sommes attelés à mettre en place les fondations d'une alliance pour le long terme qui aider les deux entreprises à réaliser de réelles synergies."

"Nous voyons un énorme potentiel dans les achats et la logistique, et sommes satisfaits de la manière dont les équipes avancent actuellement", a ajouté le porte-parole de GM.

En Bourse à 15h50, l'action PSA progressait de 6,7% à 8,228 euros -plus forte hausse de l'indice CAC 40 (-0,2%)- portée par l'annonce du lancement sous la marque Citroën de deux voitures à moindre coût destinées aux pays émergents.

Le titre perd cependant 22% de sa valeur depuis le début de l'année alors que l'indice du secteur européen de l'automobile prend 10% dans le même temps.

EN POSTE DEPUIS TROIS ANS

Philippe Varin a pris la tête de PSA en juin 2009, avec pour mission de poursuivre l'internationalisation et la montée en gamme des deux marques du groupe, Peugeot et Citroën.

Mais après une année et demie de ventes solides, soutenues par la prime à la casse et le succès de modèles comme le Peugeot 3008 et la ligne Citroën DS, PSA a été ébranlé par un effondrement de ses ventes en Europe fin 2011, notamment en Espagne.

La direction a alors été contrainte de geler plusieurs investissements, de lancer de nouvelles réductions de coûts et de s'allier à GM pour pouvoir poursuivre le développement du groupe à l'international.

Philippe Varin a remanié en janvier le management du groupe dans le sillage des difficultés financières de sa division automobile. Jean-Marc Gales, qui mettait en musique la nouvelle stratégie de PSA, a quitté l'entreprise "pour des raisons personnelles" et a été remplacé à la direction des marques par le directeur financier Frédéric Saint-Geours.

Selon les derniers chiffres de l'Association des constructeurs européens d'automobiles (Acea), les immatriculations de PSA ont plongé de 19,5% en mai dans l'Union européenne, dans un marché lui-même en repli de 8,7%.

Philippe Varin, venu du groupe de sidérurgie Corus, avait succédé à Christian Streiff, victime d'un accident vasculaire cérébral en 2008 et limogé en pleine crise automobile en 2009, deux ans seulement après son arrivée à la tête du groupe.

Les turbulences au sein du management de PSA contrastent avec deux grandes ères vécues précédemment par le groupe. Jacques Calvet, président du directoire pendant 13 ans, de 1984 à 1997, a été l'artisan du redressement du constructeur dans les années 1980. La décennie Jean-Martin Folz qui a suivi, de 1997 à 2007, a été marquée par la mutualisation des plates-formes de véhicules entre les marques Peugeot et Citroën.

Gilles Guillaume, avec Bernie Woodall à Detroit, édité par Dominique Rodriguez

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