Le patron de la PJ de Paris fait l'objet d'une mise en garde

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MISE EN GARDE À L?ENCONTRE DU PATRON DE LA PJ PARISIENNE
MISE EN GARDE À L?ENCONTRE DU PATRON DE LA PJ PARISIENNE

PARIS (Reuters) - Le directeur de la police judiciaire parisienne a fait l'objet d'une mise en garde du parquet général pour avoir prévenu fin novembre Brice Hortefeux qu'il serait convoqué en tant que témoin dans l'enquête sur le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.

Christian Flaesch "a fait l'objet d'une mise en garde et son attention a été attirée sur la nécessité d'éviter à l'avenir un type de comportement susceptible de donner lieu à des interprétations et des interrogations", a indiqué lundi le parquet général.

Il précise que le "patron" de la PJ parisienne a été reçu dans le cadre de l'article 13 du code de procédure pénale qui confère au procureur général la surveillance de la police judiciaire.

La conversation téléphonique entre Christian Flaesch -nommé en 2007- et l'ex-ministre de l'Intérieur, qui était placé sur écoute dans un dossier distinct, a été enregistrée et transmise à un juge d'instruction parisien.

Mais "aucune infraction pénale n'a été constatée", a dit à Reuters une source judiciaire.

Selon Le Monde, qui évoque un "scandale" ébranlant la police judiciaire, le juge d'instruction parisien René Cros a informé fin novembre Christian Flaesch de son souhait de convoquer comme témoin Brice Hortefeux.

L'ex-ministre a déjà été entendu en juin 2012 par la police dans l'enquête pour "faux et usage de faux" ouverte après la plainte de Nicolas Sarkozy contre Mediapart.

Le site internet d'informations avait publié un document étayant la thèse d'un financement libyen présumé de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

Selon les informations du Monde, Christian Flaesch et Brice Hortefeux se sont entretenus au téléphone à trois reprises. C'est lors du dernier coup de fil que le patron de la PJ aurait indiqué à Brice Hortefeux qu'il serait entendu non plus par des policiers mais par le juge René Cros.

Gérard Bon et Marine Pennetier, édité par Sophie Louet

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  • bordo le lundi 9 déc 2013 à 18:18

    Comme c'est intéressant, les anciens ministres de droite sont donc sous écoute ? C'est curieux, je n'entends pas les grandes voix vertueuses tonner au nom du déni de démocratie.

  • KAFKA016 le lundi 9 déc 2013 à 17:22

    en plein délire du KGB Socialiste

  • lorant21 le lundi 9 déc 2013 à 17:08

    ouarrff.. la justice semble écouter les anciens ministres de N.Sarkozy.. Heureusement que ce ne sont pas de simples journalistes dont on demanderait les fadettes (et non la conversation!).