Le patron de l'Eurogroupe veut plus de fermeté envers la France

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LE PRÉSIDENT DE L'EUROGROUPE VEUT PLUS DE FERMETÉ ENVERS PARIS
LE PRÉSIDENT DE L'EUROGROUPE VEUT PLUS DE FERMETÉ ENVERS PARIS

PARIS/BERLIN (Reuters) - Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, s'en est pris au président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, à qui il reproche sa mansuétude à l'égard de la France.

Dans une interview accordée au Figaro et à six autres quotidiens européens, dont le Süddeutsche Zeitung, publiée vendredi, le ministre néerlandais des Finances déplore que le président de la Commission ait justifié l'octroi de dérogations en matière de règles budgétaires "parce que c'est la France".

"La Commission devrait se soucier davantage de sa crédibilité", dit-il.

"Lorsque vous apprenez que son président dit que la perspective est différente dans le cas de la France - je ne suis pas sûr des mots - c'est bien sûr dommageable. Comment voulez-vous redynamiser l'union monétaire, après le vote britannique par exemple, si vous traitez ainsi les règles existantes? Personnellement, je trouve que c'est très inquiétant."

Le président de l'Eurogroupe ajoute que les pays membres de la zone euro ont besoin d'un "arbitre objectif" qui fasse respecter les règles du Pacte de stabilité. "Une chose est sûre : si la Commission n'affiche de fermeté qu'avec les petits pays, l'effet sera dévastateur pour la confiance entre les capitales de l'euro", prévient-il.

Le Pacte de stabilité fixe notamment pour règle de ramener et de contenir le déficit public sous le seuil de 3% du PIB.

"Si la Commission ferme les yeux sur l'un, elle sera obligée de le faire pour d'autres et au bout du compte, c'est toute l'union monétaire qui sombre dans l'aveuglement", prévient Jeroen Dijsselbloem.

La Commission a décidé l'an dernier de ne pas ouvrir de procédure de déficit excessif contre la France, lui donnant plus de temps pour se mettre en conformité avec les règles communes.

(Henri-Pierre André et Michael Nienaber)

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  • phili646 le vendredi 3 juin 2016 à 20:34

    Avec toutes les dérogations accordées à la GB, qu'ils ne viennent pas nous CHI....er dans les bottes. Sinon direction le FRANXIT !!!

  • majox le vendredi 3 juin 2016 à 19:25

    GigonLa France était un pays souverain ....mais c était avant!!

  • g.gigon le vendredi 3 juin 2016 à 19:15

    La France est un État souverain alors pas d'ordres à recevoir de quiconque et surtout pas des menaces venant de l'extérieur.

  • sibile le vendredi 3 juin 2016 à 17:22

    pourquoi la GB veut sortir de l'UE ? parce que son adhésion lui coûte plus de 6 milliards€ chaque année

  • sibile le vendredi 3 juin 2016 à 17:18

    Hollande s'en fiche, il ne sera plus là en 2017 quand il faudra régler les factures

  • akelacca le vendredi 3 juin 2016 à 17:16

    D'ailleurs, j'ai jamais compris que l'état ai le droit de voter un budget en déficit. Normalement le déficit est la preuve d'une mauvaise gestion. Comment peut t'on dire que si tout ce passe comme prévus, nous serons mauvais. Et cela pendant plusieurs décennies.

  • akelacca le vendredi 3 juin 2016 à 17:13

    Le drame de la France c'est qu'elle n'emprunte pas pour investir mais pour ses dépenses courantes.

  • akelacca le vendredi 3 juin 2016 à 17:12

    Qu'il ai raison ou pas, faudra bien un jour ou l'autre réduire ce déficit. Et plus on le creuse plus ce sera compliqué.

  • floalain le vendredi 3 juin 2016 à 16:38

    Il a raison, on va bien rigoler lors de la présentation du budget 2017 à Bruxelles. Il n'est pas encore fait mais il est déjà retoqué.

  • V.BENACE le vendredi 3 juin 2016 à 16:15

    Hollande fait le grand écart entre les exigences de l'Europe et la nécessité de faire des cadeaux aux corps sociaux susceptibles de voter pour lui en 2017.