Le patron de Gaumont apporte son soutien aux intermittents

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Le patron de Gaumont apporte son soutien aux intermittents
Le patron de Gaumont apporte son soutien aux intermittents

Dans un entretien au «Parisien Economie» nouvelle formule, à paraître lundi, Nicolas Seydoux aborde la situation du cinéma français et le débat sur le statut des intermittents du spectacle.

«Comment va le cinéma français??

Certains se plaisent à laisser croire que le cinéma va mal et ne vit que de subsides? Mais comment ne pas se réjouir, quand sur les quatre premiers mois de l'année, plus de 10 millions de Français supplémentaires sont allés au cinéma, chiffre en progression de 17?%?! Ce sont plus de 76 millions de tickets vendus. Et que plébiscitent-ils?? Des films français et populaires?! Le cinéma français va bien, le bilan est très positif.

Selon certaines études, seuls 10?% des films seraient rentables?

Nous faisons un métier d'artisan mais avec des moyens industriels conséquents. Réaliser un film, c'est en moyenne 5 millions d'euros et, face à cet investissement, le succès est rare?! Economiquement et artistiquement, le cinéma est une activité dans laquelle le risque est inéluctable. Mais attention, à trop vouloir supprimer le risque, à vouloir traiter le cinéma comme un produit de consommation banal, on risque de le tuer.

C'est la fameuse exception culturelle française??

Oui. On ne peut pas traiter la culture comme un secteur comme les autres car son équation économique ne repose pas sur le rapport qualité-prix. C'est même exactement l'inverse. Les industries culturelles s'appuient sur un modèle cumulatif. Ce n'est pas j'achète Proust ou Hemingway, mais j'achète Proust et Hemingway?! Le cinéma, l'édition, la musique doivent être gérés sur un terrain national. Je remercie le président Hollande d'avoir pesé de tout son poids pour la défense de l'exception culturelle et pour la TVA à taux réduit pour le cinéma.

Etes-vous favorable au régime des intermittents du spectacle??

Oui, j'y suis favorable. Les intermittents font partie de ...

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  • vologda2 le dimanche 18 mai 2014 à 18:19

    La collectivité lui garantie un retour sur investissement de tout ses navets(avance sur recette, défiscalisation, etc...) et en plus elle lui paye des salariés au rabais qu'il peut licencier quand il le souhaite (intermittent) pourquoi se priver...le culot du monde du spectacle est effarant.il est payé combien? et combien hors aide de l'état rapportent ses films ?

  • surfer1 le dimanche 18 mai 2014 à 17:24

    Ouais, une économie de rente qui permet de produire des navets au kilomètre. C'est ça l'exception culturelle française : des citoyens plus"égaux" que les autres.