Le patron de Dassault Systèmes songe à quitter la France

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LE DG DE DASSAULT SYSTÈMES ENVISAGE DE QUITTER LA FRANCE
LE DG DE DASSAULT SYSTÈMES ENVISAGE DE QUITTER LA FRANCE

PARIS (Reuters) - Le directeur général de Dassault Systèmes réfléchit à quitter la France en raison d'une fiscalité trop lourde, déclare-t-il dans un entretien au Monde daté de mardi, précisant que plusieurs cadres dirigeants du groupe ont déjà franchi le pas.

Prié de dire où en était sa réflexion sur un départ hors de l'Hexagone, Bernard Charlès déclare : "elle avance, mais, à ce jour, je n'ai pris aucune décision. J'étudie la question sous tous ses aspects."

Le Monde indique que lors d'un conseil d'administration en septembre 2012, le président de Dassault Systèmes, Charles Edelstenne a demandé à son directeur général s'il souhaitait s'installer à l'étranger.

"Ma préoccupation concerne l'alourdissement de la fiscalité sur le capital, les stock-options et les actions gratuites", déclare Bernard Charlès, qui précise que la taxe à 75% des revenus au-delà de 1 million d'euros ne rentre pas dans le cadre de sa réflexion.

Le directeur général de l'éditeur de logiciels de conception et de fabrication assistée par ordinateur s'inquiète de ne plus pouvoir distribuer une part du capital de l'entreprise à l'équipe dirigeante.

"On ne peut embaucher des top manageurs sans des stock-options ou des actions de performance", estime Bernard Charlès.

"Nos embauches du top management vont nécessairement se faire ailleurs qu'en France", ajoute-il.

Le directeur général confirme que plusieurs dirigeants de Dassault Systèmes ont déjà quitté la France. "Mais je ne vous dirai pas combien ont quitté la France, pas plus que le nombre de dirigeants qui y songent", dit-il.

Bernard Charlès dément par ailleurs que la vente de 28 millions d'euros d'actions en décembre 2012 ait été une préparation à son départ.

"J'ai réalisé cette opération pour payer des impôts liées au rachat d'autres titres qui venaient à échéance", explique-t-il.

"Il m'a fallu d'ailleurs vendre plus de titres que ceux que j'ai acquis. Cela illustre bien le poids de la fiscalité, qui va aller encore en augmentant", ajoute le directeur général.

Blandine Hénault, édité par Matthieu Protard

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  • M1613438 le lundi 11 mar 2013 à 17:44

    jean.e c'est pour quand le cimetiere ?

  • juin22 le lundi 11 mar 2013 à 17:20

    c'est super, quand tous les riches, et les moins riches c'est à dire les gros contribuables auront quittés la france, que restera-t-il pour payer les "ayants droits" c'est à dire tous ceux qui viennent en france pour percevoir toutes les aides et allocations auxquelles évidemment ils ont droit.

  • jean.e le lundi 11 mar 2013 à 17:06

    bof les cimetieres sont remplis de gens irrenplacable

  • manx750 le lundi 11 mar 2013 à 16:09

    aix ce n'est pas grave puisque le gvt actuel est en train de vendre les fleurons du pays et l'immobilier professionnel au Quatar, sans oublier les clubs sportifs (mais ça c'est le hochet des hommes d'affaires du Moyen Orient"

  • manx750 le lundi 11 mar 2013 à 16:06

    Dassault systèmes faisant l'essentiel de son chiffre d'affaires hors de France,quel intérêt à rester en France pour se faire matraquer fiscalement et moralement par les dirigeant d'un pays qui "n'aiment pas les riches" ?